Habitats
Une mosaïque extrêmement diversifiée d’habitats rocheux, sédimentaires et estuariens
Généralités ➔ Traversés par des courants puissants et rythmées par un régime de marée exceptionnel, les sites Natura 2000 abritent une grande variété d’écosystèmes adaptés à ces conditions particulières. Fonds rocheux et meubles, larges baies sableuses et côtes à falaises, fonds d’estuaires végétalisés, zones d’estran rocheux constituent une mosaïque d’habitats capables d’accueillir de nombreuses espèces remarquables.
Etat de conservation ➔ A l’exception des grottes sous-marines, des sables fins et des slikkes l’état de conservation des habitats marins est défavorable voire moyen pour la majorité des habitats du site. Pour certains (comme les roches infralittorales), il n’est pas évalué.
Pressions - impacts ➔ Les principales pressions qui s’exercent sur les habitats marins sont l’artificialisation du littoral (aménagements portuaires, installations d’infrastructures en mer et de câbles sous-marins, extraction de sédiments marins) et les perturbations directes du fond (pêche avec des engins en zone subtidale ou intertidale, roulage sur les plages, etc.). Les déchets, les contaminants chimiques, les marées vertes et les polluants organiques impactent également négativement la fonctionnalité des habitats marins.
#DATA-COUCHES = EExx#
Habitats marins > Habitats particuliers
Habitats particuliers
Herbiers de zostères marines ➔ Les zostères font partie des rares plantes à fleurs qui ont su s’adapter à une vie immergée dans l’eau de mer. Sites de reproduction et d’alimentation pour des centaines d’espèces marines, les herbiers de zostères constituent de véritables réservoirs de biodiversité, et jouent un rôle majeur dans les écosystèmes marins. Leur système racinaire stabilise les fonds et piège les particules sédimentaires, participant ainsi à la protection du littoral contre l’érosion.

Herbiers de zostères naines ➔ Plus petite en taille et moins répandue, les zostères naines sont situées principalement en zone intertidale. Sensibles aux stress et aux changements de conditions du milieu, que ce soit au niveau local (pêche à pied, plaisance, prolifération d’algues vertes, turbidité), régional (eutrophisation) ou global (climatique), les herbiers de zostères constituent un bon indicateur de l’état de santé de l’écosystème littoral.

Les bancs de maërl ➔ Le terme « maërl » désigne un habitat constitué d’algues calcaires non fixées, appartenant principalement aux espèces Lithothamnium corallioides et Phymatholithon calcareum. Ces algues à croissance très lente (entre 0,5 et 1 millimètre par an), forment des branches évoquant certaines formations coralliennes. Reconnu pour sa biodiversité exceptionnelle, le maërl fait cohabiter des espèces de milieux meubles et des espèces de milieux rocheux. Plus de 900 espèces d’invertébrés et 150 espèces d’algues ont ainsi été recensées sur le maërl des côtes de Bretagne. Aujourd’hui en danger, ces accumulations d’algues calcaires rouges sont à protéger en priorité.

Les récifs de forêt à laminaires ➔ Les communautés de grandes algues marines, tels que les laminaires, forment un habitat complexe, comparables aux forêts terrestres. Il sert d’abri, de zone d’alimentation ou de reproduction à de nombreuses espèces animales, dont beaucoup présentent un intérêt commercial.

Les champs de bloc ➔ Les champs de blocs se composent de blocs rocheux, posés sur du sable, sur de la roche ou sur d’autres blocs, qui découvrent à marée basse. La taille des blocs varie de quelques décimètres à quelques mètres cubes. Des espèces des substrats meubles et rocheux sont ainsi susceptibles de se côtoyer et tous les maillons de la chaîne alimentaire sont généralement représentés (brouteur, prédateurs, etc.). Les champs de blocs sont très présents en Baie de Saint Brieuc.

Les prés salés ➔ Ils occupent le fond des baies et estuaires, là où une sédimentation fine se produit, à l’abri des houles et des forts coups de vents. Ces communautés végétales très productives colonisent les vases et les sables immergés périodiquement par la marée. Les prés-salés jouent un rôle important dans le fonctionnement des systèmes marins côtiers. Ils constituent une source de matière organique exportée vers les eaux côtières adjacentes et participent au cycle de vie de nombreuses espèces : nourricerie pour les poissons, zone d’alimentation pour les oiseaux, etc.

#DATA-COUCHES = EE08,EE11,EE14#
Habitats marins > Habitats élémentaires
Habitats élémentaires
Bancs de sables (1110) ➔ Sur le site, les sédiments grossiers dominent. Il s’agit le plus souvent de sédiments constitués d’une matrice sableuse dominante contenant des coquilles de bivalves plus ou moins fragmentées en quantité très importante et, localement, des fragments d’algues calcaires connues sous le nom de maërl.
Les estrans sableux occupent de vastes espaces dans les baies de Saint-Brieuc, de la Fresnaye, de l’Arguenon et de Lancieux. On les retrouve aussi ponctuellement entre deux formations rocheuses (ex: plages de Saint-Briac à Dinard). Désertes en apparence, les zones de sable fin du bas de l’estran sont pourtant le lieu d’une vie intense. Elles abritent en effet de nombreux animaux qui s’enfouissent dans les couches superficielles du sédiment. De grandes densités d’invertébrés tels que les vers marins Lanice conchilegaet Arenicola marina s’y développent. Elles servent de ressource alimentaire aux poissons plats et à plusieurs espèces d’oiseaux, notamment des limicoles. On y trouve également des bivalves filtreurs, tels que les praires, les palourdes, les coques ou les amandes de mer, particulièrement prisés par les pêcheurs à pied.
Cet habitat est impacté par les phénomènes de prolifération d’algues vertes (Ulva spp.) appelés « marées vertes ». En présence d’herbier, les activités de dragage et chalutage, l’ancrage de bateaux ou la pêche à pied récréative peuvent endommager voire détruire les herbiers ainsi qu’endommager les fonctionnalités de nourricerie. Enfin, il faut veiller aux travaux et aménagements qui peuvent accentuer la turbidité et réduire les apports de lumière.

Estuaire (1130) ➔ Les dépôts sableux plus fins sont principalement concentrés près de la côte, au niveau des baies et des havres. Ce sont les sédiments les plus mobiles. Les particules les plus fines se concentrent dans les fonds d’estuaires, des espaces intimement liés aux débouchés des fleuves côtiers. Dans ces écosystèmes «estuariens», les apports d’eaux douces du bassin versant assurent un renouvellement important des apports nutritifs, favorisant un développement du plancton et des végétaux supérieurs à celui de la mer ouverte entrainant des densités élevées d’organismes les consommant. Ils sont aussi mis à profit par tout un cortège d’organismes marins, qui viennent s’y nourrir, s’y abriter ou s’y reproduire.
Cet habitat est sensible aux contaminants et à l’eutrophisation. Il convient de veiller à maintenir les échanges latéraux de l’estuaire en limitant l’endiguement latéral et limiter les travaux récurrents de dragage ou d’extraction de sable.

Replats sableux ou boueux (1140) ➔ Cet habitat se présente sous forme de vastes étenduessableuses de très faible pente. L’estran passe par des alternances d’immersion et d’émersion en fonction du régime marégraphique.
Habitat à forte valeur écologique et biologique étant donné le nombre et l’abondance des espèces concernées.
La base du réseau trophique repose sur la présence abondante de petits crustacés trouvant nourriture dans la mince couche d’eau à marée haute (phytoplancton, détritus) et présentant un développement rapide. Ces populations abondantes de crustacés, polychètes et bivalves constituent une source de nourriture importante pour les poissons et les crustacés à marée haute, et les oiseaux à marée basse. Deux espèces sont caractéristiques de cet habitat: le Bécasseau sanderling (Calidris alba) et le Gravelot à collier interrompu (Charadrius alexandrinus). Cet habitat est Directement menacé par l’eutrophisation (prolifération massive d’algues vertes),l’exploitation intensive de ces ressources (ex : pêche à pied mal régulée), le tassement par le roulage, les déchets et les contaminations de toute nature.

Lagunes (1150) ➔ Ces étendues côtières d’eau salée correspondent le long des côtes basses à des zones humides ou des marais côtiers.
L’abondance d’invertébrés constitue la base alimentaire de nombreux poissons (anguilles, bar, flet mulet, etc.) effectuant tout ou partie de leur cycle biologique dans les lagunes.
Les oiseaux sont exceptionnellement bien représentés. Résidents ou de passage, ils utilisent cet habitat comme aire de nourrissage, lieu de ponte ou de repos. Parmi ceux-ci figurent des Ardeidés, des Anatidés, des Laridés, des Rallidés, mais aussi des Cormorans, des Grèbes, de nombreux limicoles, etc.
Les lagunes sont sensibles à l’urbanisation, le développement d’activités touristiques et l’assèchement au bénéfice de surfaces agricoles (culture ou élevage).

Baies peu profondes (1160) ➔ Situé dans les milieux abrités à proximité de massifs rocheux, cet habitat hétérogène correspond à des zones ou les conditions hydrodynamiques et la dispersion des sédiments sont faibles, ce qui permet un dépôt de particules fines en mélange avec les sables et graviers. Cet habitat peut présenter une faune abondante mais peu variée.
La crépidule, présente en bancs sur cet habitat, reste une menace sur ces fonds, créant une modification du milieu physique et un envasement progressif des sédiments.

Récifs (1170) ➔ Représentés surtout sur le littoral breton et sur les iles et archipels , les estrans rocheux comptent parmi les écosystèmes marins les plus diversifiés du golfe. Leur structure complexe offre en effet aux espèces animales et végétales des conditions de vie très variées en fonction de la nature des roches, de l’exposition au courant et aux vagues, de la profondeur et de la couverture algale, qui, elle-même, structure différents habitats. Des mollusques, des oursins, des juvéniles de crustacés et autres petits poissons de roches, comme les blennies ou les gobies, y évoluent ainsi, parmi les algues et les éponges fixées aux roches.
Les récifs immergés de grès, de schiste ou de granit ponctuent le paysage sous-marin de la zone côtière. On les rencontre au large du cap d’Erquy, du cap Fréhel mais également au large des pointes de Saint-Cast, du Chevet, et dans le prolongement des falaises et îles et ilots . Ils abritent une faune et une flore distincte de celle des sédiments meubles. Invertébrés, crustacés et poissons s’y concentrent, ce qui en fait des lieux particulièrement prisés par les plongeurs et les pêcheurs.

Grottes marines submergées ou semi-submergées (8330) ➔ Une grotte marine est une cavité dont l’entrée est dégagée sur la mer. Les grottes sont présentes dans différents types de falaises rocheuses, avec toutes les expositions possibles face aux houles et aux vents, et vont du petit creusement de falaise à la grande caverne inexplorée. Elles sont très présentes au pied des falaises de Fréhel.
Les apports de déchets constituent la principale pression.

#DATA-COUCHES = EE10,EE11,EE12,EE14,EE15,EE16#
Oiseaux
Un carrefour ornithologique essentiel pour l’hivernage et la nidification de nombreuses espèces d’oiseaux, marins et côtiers
Généralités ➔ Situé sur l’axe de migration Est-Atlantique de nombreuses espèces, ce site N2000 est un carrefour ornithologique. Il joue un rôle crucial dans le maintien et le renouvellement des populations en offrant des ressources alimentaires et des zones de repos à des centaines de milliers d’oiseaux. Au cours de l’hiver et des haltes migratoires, les oiseaux d’eau côtiers sont attirés par les vastes estrans sablo-vaseux aux riches habitats benthiques et les secteurs de marais littoraux (prés salés, prairies humides, polders, etc.). Au printemps et début de l’été, plusieurs espèces viennent nidifier sur les iles, ilots, archipels et falaises des 3 sites N2000 tandis que certains oiseaux marins du large se rapprochent de la zone côtière pour s’alimenter ou se reposer. Sur le site N2000, des zones fonctionnelles particulièrement sensibles sont identifiés pour les oiseaux nicheurs du début du printemps à la fin de l’été (du 1er mars au 31 aout), pour les oiseaux hivernants en période migratoire (du 1er octobre au 31 mars) sur les sites d’alimentation et de repos et enfin sur les zones tampons en bordure du site N2000.
Etat de conservation ➔ L’état de conservation des oiseaux marins est très variable selon les espèces (cf. EC 2024 pour NAMO).
Pressions - impacts ➔ Les pressions affectant les oiseaux marins, dépendent en grande partie de leur distribution, leur comportement alimentaire et leur stratégie de reproduction. Les oiseaux côtiers fréquentant l’estran et les ilots sont particulièrement sensibles au dérangement, la prédation de leurs œufs par des espèces de petits mammifères ou d’oiseaux marins, la régression de leurs habitats ou la chasse. Au large, les phénomènes de pollution marines touchent particulièrement les populations d’oiseaux migrateurs et contribuent à l’appauvrissement de l’offre alimentaire. Les oiseaux marins sont également concernés par l’ingestion de déchets et l’enchevêtrement et les captures accidentelles par engins de pêche. Emerge également un risque accru de collisions avec la multiplication des parcs éoliens sur les couloirs de migration.
#DATA-COUCHES = EExx#
Oiseaux > Oiseaux nicheurs
Zones fonctionnelles des oiseaux nicheurs
Sites de nidifications
Oiseaux marins ➔ Marais, côtes sableuses, baies, estuaires, archipels, îles et falaises, etc. La diversité des habitats du golfe du site N2000 et le fort découpage du trait de côte ménage de nombreux sites où les oiseaux marins peuvent se soustraire au dérangement et à la prédation. De nombreuses espèces s’y concentrent en effectifs importants à la saison de reproduction. Les falaises constituent un abri sûr pour les poussins de mouette tridactyle ou de Fulmar boréal, dont on trouve les colonies au cap Fréhel. C’est aussi dans les colonies du cap Fréhel que se concentrent les plus grands effectifs reproducteurs du guillemot de Troïl et du pingouin torda à l’échelle nationale notamment.
En période de reproduction (1er mars au 15 juillet voire le 15 aout), les oiseaux marins nicheurs sont particulièrement sensibles au dérangement sur leur site de nidification et sur les zones d’élevage de jeunes. Les sites concernés sont classés en deux niveaux d’importance (niveau 1-très fort ; niveau 2-fort) :
Niveau 1 : ilot du Verdelet, falaises du cap Fréhel, Amas du cap, pointe du Jas, Colombière, île Agot
Niveau 2 : Fouérousse, l’ile ouest de la pointe du Chevet, les Haches et la Grande Roche.
Liste des oiseaux concernés :
| Nom français | Nom latin |
| Cormoran huppé Fulmar boréal Goéland argenté Goéland brun Goéland marin Grand Cormoran Guillemot de Troïl Huîtrier pie Mouette tridactyle Pingouin torda Sterne caugek Sterne de Dougall Sterne pierregarin | Phalacrocorax aristotelis Fulmarus glacialis Larus argentatus Larus fuscus Larus marinus Phalacrocorax carbo Uria aalge Haematopus ostralegus Rissa tridactyla Alca torda Thalasseus sandvicensis Sterna dougallii Sterna hirundo |
Oiseaux littoraux ➔ Les espèces nicheuses concernées ici sont les espèces rupestres, les passereaux paludicoles ou encore quelques limicoles et rallidés. Il convient d’éviter le dérangement des nichées sur ces secteurs du 15 mars au 15 aout.

Les sites concernés sont classés en trois niveaux d’importance (niveau 1-très fort ; niveau 2-fort ; niveau 3 - moyen) :
Niveau 1 : prés salés du fond de baie de Saint-Brieuc, l’îlot du Verdelet, tout le linéaire côtier entre Erquy et Fréhel, Carrière du Routin ou les falaises littorales de la pointe du Jas, du cap Fréhel, de la baie de la Fresnaye.
Niveau 2 : Grève des courses, Saint Maurice, la plage de l’Hôtellerie ou encore les dunes de Bon Abri, prés salés (Roche du marais, Port à la Duc), des landes (landes du cap Fréhel ou Grèves d’en bas) et les falaises littorales de la plage des Grèves d’en bas.
Niveau 3 : Falaises à colonies d’Hirondelle de rivage comme à la Cage, Piégu ou encore la Ville Berneuf ou encore la Pointes des guettes pour le Pipit Maritime, falaises littorales (plage du Portuais, falaises littorales d’Erquy, Anse des Sévignés) ; des landes secondaires (landes d’Erquy, la Fosse Eyrand et la pointe aux Chèvres) ainsi que la pointe du champ du Port
Liste des oiseaux concernés :
| Nom français | Nom latin |
| Faucon pèlerin Grand Corbeau Hirondelle de rivage Petit Gravelot Pipit maritime Râle d’eau Tadorne de Belon | Falco peregrinus Corvus corax Riparia riparia Charadrius dubius Anthus petrosus Rallus aquaticus Tadorna tadorna |
Oiseaux terrestres ➔ Les espèces nicheuses concernées ici sont des espèces de landes, de fourrés, et de milieux semi-ouverts (dont roselières, mégraphobiaies…). Il convient d’éviter le dérangement des nichées sur ces secteurs du 15 mars au 15 aout.

Les sites concernés sont classés en trois niveaux d’importance (niveau 1-très fort ; niveau 2-fort ; niveau 3 - moyen) :
Niveau 1 : fond de baie de St Brieuc
Niveau 2 : dunes de Bon Abri, cordon sableur et des zones humides attenantes, landes du cap Fréhel, des Grèves d’en bas, etc.), marais de Beaussais
Niveau 3 : landes ou friches secondaires (pointe des Guettes, la Cotentin, Saint-Maurice, Piégu, Grèves des courses), Grandville et les bords du Gouessant, landes entre Erquy, Fréhel et la baie de la Fresnaye, Tertre corlieux, et les pointes du Bay, de l’Isle, de la Garde et du Chevet
Liste des oiseaux concernés :
| Nom français | Nom latin |
| Bergeronnette flavéole Bergeronnette printanière Bruant jaune Bruant proyer Busard des roseaux Busard Saint-Martin Engoulevent d’Europe Fauvette babillarde Fauvette grisette Fauvette pitchou Gorgebleue à miroir Hypolaïs polyglotte Linotte mélodieuse Pipit farlouse Rousserolle verderolle Serin cini Tarier pâtre Tourterelle des bois | Motacilla flavissima Motacilla flava Emberiza citrinella Milaria calandra Circus aeruginosus Circus cyaneus Caprimulgus europaeus Sylvia curruca Sylvia communis Sylvia undata Luscinia svecica Hippolais polyglotta Carduelis cannabina Anthus pratensis Acrocephalus palustris Serinus serinus Saxicola torquata Streptopelia turtur |
Zones d’alimentation et de repos des espèces nicheuses
Les zones d’alimentation et de repos identifiées des espèces nicheuses concernent principalement de vastes zones maritimes et les estrans d’alimentation pour les espèces littorales. Il peut s’agir de zones d’alimentation des couples en période de reproduction, de sites d’élevages des jeunes à la sortie du nid ou encore des zones de repos pour les familles et groupes d’oiseaux.

Les ressources alimentaires abondantes et diversifiées sont rendues disponibles par l’étendue de ses estrans et de ses fonds à faible profondeur. Certaines espèces trouvent leur nourriture sur les platiers rocheux de la zone intertidale : petits mollusques, crustacés, insectes, vers marins, etc. Les oiseaux côtiers, se hasardent rarement au-delà de la zone de balancement des marées ; Ils se dispersent, à marée basse, sur les dizaines de kilomètres carrés de vasières, de bancs de sable ou de roches de l’estran, très affairés à rechercher leur nourriture : petits crustacés, vers ou coquillages, etc.
Au large les oiseaux marins trouvent en mer, à plus ou moins grande distance, leurs zones d’alimentation et de repos. C’est le cas des alcidés (pingouins, guillemots, macareux), des fulmars et des puffins, des océanites, du fou de Bassan, des laridés (goélands , mouettes, sternes…), des plongeons, des grèbes, des harles, des macreuses, des cormoran, etc.

Les sites concernés sont classés en deux niveaux d’importance (niveau 1-très fort ; niveau 2-fort ) et sont sensibles du mois de mars à la fin du mois d’août.
Niveau 1 : le site de l’amas du cap, la zone maritime proche du cap Fréhel, la zone maritime entre le cap Fréhel et la baie de la Fresnaye, l’ile de la Colombière, l’île Agot, et le port de Saint-Cast-le-Guildo.
Niveau 2 : Fond de baie de Saint Brieuc ainsi que la zone étendue en face du Verdelet pour tous les oiseaux marins nicheurs présents en période de reproduction, les zones maritimes étendues allant du cap d’Erquy, cap Fréhel jusqu’à la baie de la Fresnaye concernant tous les oiseaux marins nicheurs de la zone et notamment les alcidés (Macareux moine, Guillemot de Troïl et Pingouin torda), l’archipel des Ebihens (notamment pour l’île de la Colombière) jusqu’au large pour les oiseaux marins nicheurs (sternes, alcidés, etc.)
Liste des oiseaux concernés :
| Nom français | Nom latin |
| Cormoran huppé Fulmar boréal Goéland argenté Goéland brun Goéland marin Grand Cormoran Guillemot de Troïl Huîtrier pie Mouette tridactyle Pingouin torda Sterne caugek Sterne de Dougall Sterne pierregarin | Phalacrocorax aristotelis Fulmarus glacialis Larus argentatus Larus fuscus Larus marinus Phalacrocorax carbo Uria aalge Haematopus ostralegus Rissa tridactyla Alca torda Thalasseus sandvicensis Sterna dougallii Sterna hirundo |
#DATA-COUCHES = EE19,EE20,EE21,EE22,EE23#
Oiseaux > Oiseaux hivernants
Zones fonctionnelles des oiseaux hivernants (période internuptiale)
Situé au cœur d’une des principales voies de migrations d’Europe (la voie est-atlantique ou ouest-paléarctique), ces sites N2000 joue un rôle important comme zone de repos pour les oiseaux migrateurs ou d’hivernage pour ceux qui choisiront d’y rester quelques mois avant de remonter vers leurs sites de reproduction au retour de la belle saison.
En période internuptiale, les oiseaux d’eau côtiers recherchent des ressources alimentaires accessibles en quantité sur les zones découvrantes. En effet, lors des périodes migratoires et hivernale (période internuptiale), les vasières, estrans, herbiers et prés salés situés dans les réserves naturelles offrent une ressource alimentaire abondante et sont, par conséquent, prisés des oiseaux.
Pour pouvoir s’alimenter et se reposer, les oiseaux côtiers ne doivent pas subir de dérangement actif (lorsque les activités humaines les effarouchent) ou passif (lorsque la seule présence humaine dissuade leur venue). Les zones de repos ou reposoirs de ces oiseaux comprennent des reposoirs de marée haute, les fonds de bais, estrans sablo-vaseux et quelques îlots marins. Pour les oiseaux non nicheurs, la zone fonctionnelle se divise en zones de repos et zones d’alimentation.
Il est important de limiter les pressions sur ces zones d’alimentation en sensibilisant les usagers, professionnels ou de loisirs, au besoin de quiétude des oiseaux.
Quant aux oiseaux marins, grands voyageurs du large, ils se nourrissent et se reposent en mer, loin des côtes.
Reposoirs/zone de repos des oiseaux non nicheurs
Les zones de repos ou reposoirs des oiseaux non nicheurs comprennent des reposoirs de marée haute, les fonds de bais, estrans sablo-vaseux et quelques îlots marins.

Les sites concernés sont classés en trois d’importance (niveau 1-très fort ; niveau 2-fort ; niveau 3-moyen). Les zones de niveau 1 (enjeu très fort) regroupent les reposoirs de marée haute de grande importance, intégrant, lorsque possible, un seuil numérique qui correspond notamment aux seuils national ou international de l’enquête Wetlands International. Le niveau 2, (enjeux forts), correspond aux reposoirs secondaires (intermédiaires) ainsi que quelques îlots. Le niveau 3 (enjeux moyens), correspond aux petits reposoirs locaux mis en évidence par les suivis de terrain, avec une densité d’oiseaux non nicheurs moins importante que sur les autres sites.
Niveau 1 : l’estran sablo-vaseux du fond de baie de Saint-Brieuc et la plage de Bon Abri notamment pour les milliers de limicoles et anatidés contactés en hiver sur les sites. L’Amas du cap notamment pour les reposoirs de cormorans et goélands et enfin l’Ile de la Colombière concernant les cormorans, Huîtrier pie, sternes, laridés.
Niveau 2 : des reposoirs majeurs pour les oiseaux d’eau (limicoles, Bernaches cravants, laridés) en fond de baie, au sein de la réserve. Elles englobent également une vaste zone maritime entre Morieux et Pléneuf-Val-André, essentielle pour le Puffin des Baléares, ainsi que des plages et cordons de galets, habitats privilégiés des Bécasseaux sanderling, sternes et laridés, principalement sur les communes de Lamballe-Armor et Pléneuf-Val-André. De vastes espaces maritimes au large d’Erquy, fréquentées par les cormorans, laridés et limicoles. Une autre zone, située au large du cap Fréhel et s'étendant jusqu'à la limite de la ZPS, est particulièrement concernée par la présence du Puffin des Baléares. Les autres zones de niveau 2 sont plutôt associées à des milieux littoraux, à l’image des vasières, prés salés, ports (Pléboulle, Plévenon) et la carrière de Fréhel, favorables aux limicoles, anatidés, laridés. Un boisement, également évalué de niveau 2, est utilisé comme dortoir pour le Héron garde-boeuf (une restriction d’usage nocturne est préconisée sur ce site). Enfin, une zone maritime de niveau 2 s'étend vers le nord en raison de la présence du Puffin des Baléares. Deux groupes d’îlots marins, situés au large de Saint-Jacut-de-la-Mer (La Loge, La Roche aux Grands et la Margatière, la Grande Roche), sont également concernés pour les oiseaux migrateurs, notamment l’Huîtrier pie et le Courlis cendré. Les autres zones de niveau 2 se trouvent sur le littoral, à l’estuaire de l’Arguenon et dans la baie de Beaussais, où elles constituent des habitats essentiels pour les limicoles et les anatidés.
Niveau 3 : Les zones littorales étendues sur Erquy, le fond de baie de la Fresnaye et de Beaussais-sur-Mer, l’estuaire du Frémur et également l’archipel des Ebihens.
Liste des oiseaux concernés :
| Nom français | Nom latin |
| Avocette élégante Barge à queue noire Barge rousse Bécasseau maubèche Bécasseau sanderling Bécasseau variable Bécasseau violet Bécassine des marais Bécassine sourde Bernache cravant Bernache nonnette Canard pilet Canard siffleur Chevalier gambette Combattant varié Courlis cendré Courlis corlieu Fuligule milouin Fuligule milouinan Fuligule morillon Grand Cormoran Grand Gravelot Gravelot à collier interrompu Grèbe à cou noir Grèbe esclavon Guifette noire Harle huppé Huîtrier pie Macreuse brune Macreuse noire Océanite tempête Plongeon arctique Plongeon catmarin Plongeon imbrin Pluvier argenté Pluvier doré Puffin des Baléares Sarcelle d'hiver Spatule blanche Tadorne de Belon Tournepierre à collier Vanneau huppé | Recurvirostra avosetta Limosa limosa Limosa lapponica Calidris canutus Calidris alba Calidris alpina Calidris maritima Gallinago gallinago Lymnocryptes minimus Branta bernicla bernicla Branta leucopsis Anas acuta Anas penelope Tringa totanus Philomachus pugnax Numenius arquata Numenius phaeopus Aythya ferina Aythya marila Aythya fuligula Phalacrocorax carbo Charadrius hiaticula Charadrius alexandrinus Podiceps nigricollis Podiceps auritus Chlidonias niger Mergus serrator Haematopus ostralegus Melanitta fusca Melanitta nigra Hydrobates pelagicus Gavia arctica Gavia stellata Gavia immer Pluvialis squatarola Pluvialis apricaria Puffinus mauretanicus Anas crecca Platalea leucorodia Tadorna tadorna Arenaria interpress Vanellus vanellus |
Zones d’alimentation des oiseaux non nicheurs
Les zones d’alimentation des populations d’oiseaux non nicheurs concernent principalement les fonds de baie et estrans sablo-vaseux (tout comme pour les reposoirs) mais plus largement de nombreuses zones maritimes d’alimentation des oiseaux marins.

Les sites concernés sont classés en deux niveaux d’importance (niveau 1-très fort ; niveau 2-fort)
Niveau 1 : fond de baie de Saint-Brieuc, de la pointe des Guettes ou de la Plage de Bon Abri, accueillant nombre de limicoles et anatidés qui viennent s’alimenter dans les estrans sablo-vaseux. Entre le cap Fréhel et le port de Saint-Cast-le-Guildo pour l’alimentation des alcidés, cormorans, puffins, sternes, laridés. Les sites à herbier de zostère, à marée basse, pour les anatidés (Bernache cravant) et les limicoles.
Niveau 2 : quasiment toute la Réserve est concernée ainsi que la baie de Morieux, notamment pour les oiseaux d’eau (limicoles et anatidés), la zone maritime de la baie de Morieux pour l’alimentation du Puffin des Baléares, la plage de Saint Pabu ainsi que le port d’Erquy pour les laridés (Mouette mélanocéphale, Mouette rieuse, sternes, Harle huppé, Grèbes, etc.). Le littoral, entre Saint-Michel à Erquy, pour les grèbes, plongeons, cormorans ou encore laridés hivernants, les Marais des salines ou le fond de baie de la Fresnaye pour les anatidés et limicoles. Une zone de niveau 2 est également maritime, au sens large, entre Erquy et la baie de la Fresnaye pour l’alimentation du Puffin des Baléares. La baie de Beaussais et son marais concernant les limicoles et anatidés (notamment pour la Bernache cravant) et la baie de l’Arguenon, au niveau de l’estuaire, pour les anatidés et limicoles et plus au large les grèbes, plongeons et macreuses.
#DATA-COUCHES = EE24,EE25#
Oiseaux > Zones tampons
Zones tampons
Les zones tampons, situées à la marge ou à l’extérieur des ZPS, sont des secteurs attractifs et utilisées par les populations d’oiseaux de la ZPS. Elles sont constituées des vallées boisées connectées abritant des dortoirs/reposoirs d’espèces (Ardéidés, Grands Cormorans…), des parcelles agricoles utilisées comme zones d’alimentation par les Bernaches cravants et autres anatidés, ou encore des zones humides et étangs.
Liste des oiseaux concernés :
Les espèces concernées sont des espèces terrestres à territoire de grande superficie (comme les rapaces), les ardéidés sur des zones de dortoirs ou les anatidés (Bernache cravant, Courlis cendré, Vanneau huppé, Pluviers dorés) pour d’éventuels reposoirs.
#DATA-COUCHES = EE26#
Mammifères
Plusieurs espèces de mammifères marins fréquentent le site mais le grand dauphin est sans doute l’une des plus emblématiques
Les espèces présentes ➔ Une dizaine d’espèces de mammifères marins fréquentent le site N2000 mais seulement quatre espèces de mammifères marins justifient la désignation du site N2000 : le grand dauphin (population résidente – enjeu fort de préservation), le marsouin commun (enjeu moyen de conservation, le phoque gris et le phoque veau marin (tous les deux à enjeu faible de conservation). Par ailleurs, quatre autres espèces de mammifères marins ont été observés ces dernières années à partir d’observations opportunistes, de survols d’observation et de données d’échouages: le dauphin commun, le dauphin de Risso et plus rarement, le rorqual commun et la baleine à bosse.
Etat de conservation ➔ À l’échelle biogéographique Manche-Atlantique, l’état de conservation du grand dauphin et du marsouin commun est évalué comme défavorable au titre de la Directive Habitats Faune Flore, et celui des deux espèces de phoque comme favorable.
Pressions - impacts ➔ Toutes ces espèces sont particulièrement sensibles aux captures accidentelles (ex: filet de pêche, chalut), aux bruit sous-marins (ex: explosion de munitions, battage de pieux), aux pollutions chimiques, aux déchets et au dérangement sur reposoir ou zone d’alimentation.
#DATA-COUCHES = EE01#
Mammifères > Grand dauphin
Grand dauphin
Le grand dauphin est très présent sur les sites N2000 et fait partie d’un groupe sédentaire présent à l’échelle du golfe normand breton dont la population est estimé entre 450 à 500 individus. Il est fréquent d’observer des groupes de plusieurs dizaines de grands dauphins lors d’une sortie en mer, y compris à proximité des côtes. Très robustes et trapus, ils peuvent mesurer jusqu’à quatre mètres. Dans l’état actuel des connaissances sur l’espèce, la population de grands dauphins paraît stable ce qui laisse supposer que ses ressources alimentaires (poissons et céphalopodes notamment) sont suffisantes et que l’espèce ne subit pas trop de dérangements.
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Mammifères > Phoques
Phoques
Deux autres espèces de mammifères, bien connues de la population locale et des navigateurs, sont observés sur le site. Il s’agit des phoques veaux-marins, dont une population sédentaire d’une petite dizaine d’individus s’est installée en baie de l’Arguenon, et des phoques gris, moins nombreux que l’on observe sur les ilots de Cézembre. Ces derniers se reproduisent en dehors du site, dans l’archipel de Molène et dans celui des Sept-Îles.
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Mammifères > Marsouin commun et autres espèces
Marsouin commun et les autres espèces
Les 3 sites N2000 constituent un secteur de passage pour des espèces de cétacés tels le marsouin commun, le globicéphale noir, le dauphin commun et le dauphin de Risso. Observés beaucoup plus rarement, les grands cétacés comme le petit rorqual, le rorqual commun, la baleine à bosse, les baleines à bec ou le lagénorhynque à bec blanc peuvent de façon tout à fait exceptionnelle se rapprocher des côtes.
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Poissons amphihalins
Les estuaires : des corridors et des zones de concentration pour les poissons migrateurs amphihalins
Les espèces présentes ➔ Symboles vivants de l’interconnexion entre la mer et le bassin versant, les poissons amphihalins passent une partie de leur cycle de vie en mer, l’autre en eau douce. Le saumon atlantique, la truite de mer, les lamproies marine et fluviatile ou encore les aloses vraies et feintes préfèrent les eaux douces des rivières pour se reproduire mais vivent une partie de leur vie adulte en mer. Chaque année, leurs juvéniles descendent les cours d’eau où ils sont nés et poursuivent leur vie adulte dans l’océan. L’embouchure des estuaires des petits fleuves côtiers (Le Gouet, Le Gouessant , La Flora, L’Urne, l’Arguenon, le Drouet, Le Frémur, Floubalay) constituent des portes d’entrée vers les eaux douces ou de sortie vers la mer. Sur le site N2000, les juvéniles de la grande alose effectuent des allers-retours en estuaire durant les 2 premières années de leur vie tandis que l’alose feinte n’est observé qu’en mer et en estuaire. Ces deux espèces font partie des espèces ayant justifié la désignation du site. Les estuaires constituent des zones de stationnement et de concentration en attente des conditions optimales pour leur migration qui dépendent des conditions environnementales (température de l’eau, taux d’oxygène, turbidité, coefficient de marée). D’autres espèces d’amphihalins sont également signalées, Les lamproies (marines et fluviatiles), les civelles (jeunes anguilles) remontant en eau douce et les anguilles adultes dévalant les cours d’eau se croisent en estuaire à la fin de l’été. Le saumon est présent sur le Gouet, le Gouessant et l’Arguenon. En mer, ces espèces sont toutes présentes mais très dispersées, d’autant que les effectifs de ces populations ont diminués ces dernières années.
Etat de conservation ➔ Au titre de l’évaluation Natura 2000, l’état est considéré comme « mauvais » pour tous les poissons amphihalins. Autrefois abondantes, les populations des espèces migratrices amphihalines sont aujourd’hui menacées. Depuis plusieurs décennies, elles subissent un fort déclin et figurent sur la liste rouge en France métropolitaine de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) en tant qu’espèce « vulnérable », « en danger », ou, pour la grande alose, l’anguille européenne et l’esturgeon européen « en danger critique d’extinction ». Le saumon atlantique est lui considéré comme « quasi-menacé ».
Pressions- impacts ➔ Les amphihalins sont particulièrement impactés par les ruptures de continuité écologiques (barrages, seuils, écluses, pompage) limitant ou bloquant la libre circulation vers les zones fonctionnelles (frayères, nurserie, zones d’alimentation, etc.) qu’elles soient en mer ou en rivière, la dégradation de la qualité de l’eau et des habitats par les activités terrestres et maritimes, les captures accidentelles ou dirigées et plus récemment le changement climatique, qui modifie les aires de répartition des espèces et les dates de migration.
#DATA-COUCHES = EE06,EE07#
Poissons amphihalins > Grande alose et alose feinte
Grande Alose et alose feinte
Les aloses sont nombreuses dans les bassins versants de l’Arguenon, du Gouessant et du Gouët. La Grande alose vit ses premières semaines en eau douce, puis en mer des côtes jusqu’à -300 m de profondeur. Les individus migrent jusqu’à 700 km pour se reproduire sur leur lieu de naissance, et y mourir ensuite. En mer l’espèce se nourrit de zooplanctons et petits poissons, et seuls les jeunes (alosons) s’alimentent en eau douce (insectes et larves d’insectes aquatiques). Les aloses ne se nourrissent pas pendant leur migration de reproduction. L’Alose feinte fréquente les eaux marines littorales pour effectuer sa croissance, et migre vers les eaux douces à substrat caillouteux pour sa reproduction. Elle peut également se reproduire en estuaire.
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Poissons amphihalins > Lamproies marine et fluviatiles
Lamproies marines et fluviatiles
Les lamproies sont des animaux vertébrés aquatiques, au corps visqueux allongé et fin, qui migrent entre eaux douce et marine selon leur stade de vie. Les adultes sont des parasites externes buvant le sang d'autres animaux marins ! Ces espèces migrent au stade juvénile vers le milieu marin où elles passent au stade adulte. Après 1 ou 2-3 ans en mer, ces deux espèces reviennent en eau douce pour la reproduction (printemps-automne selon les espèces).
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Poissons amphihalins > Saumon
Saumon
Le saumon atlantique vit en eau douce 2 à 4 ans jusqu’au stade smolt puis migre en mer (passage au stade adulte et maturité sexuelle). Carnivore, il se nourrit de larves d’insectes en eau douce, zooplanctons, crustacés et poissons en mer. Il revient se reproduire en rivière sur son lieu de naissance après 1 ou 2 années en mer. Les adultes arrêtent de s’alimenter lors du passage en eau douce (reproduction).
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Mise en place de mouillage de moindre impact sur herbiers de zostères
Concerter, sensibiliser et accompagner la mise en place de mouillages de moindre impact
Les herbiers de zostères sont fortement fragilisés les mouillages fixes (phénomène de ragage de la chaine sur les fonds marins à marée basse). L’évitement de pose de mouillage ou à défaut l’installation de mouillages de moindre impact sont recommandés dans toutes les zones de mouillages en interaction avec les herbiers de zostère. Ces systèmes de mouillages écologiques sont notamment éligibles aux aides de l’Agence de l’eau Loire Bretagne. L’action consiste à accompagner les gestionnaires de zones portuaires dans le processus de mise la mise en place de mouillages de moindre impact.

A gauche un mouillage traditionnel et à droite un exemple de mouillage écologique où l'on a remplacé le corps-mort et installé une bouée sur la chaine.
Mise en place de zones d'exclusion des mouillages forains sur herbiers de zostères
Concerter, sensibiliser et accompagner l’exclusion des mouillages forains sur les herbiers de zostère
Les herbiers de zostères sont fortement fragilisés par les mouillages forains : les ancres entraînent au moment de la pose et du relevage une destruction des herbiers par arrachage des plantes. L’action consiste à encourager l’Etat et les gestionnaires des zones de mouillages forains à restreindre le mouillage forain sur les zones d’herbiers de zostère. Ce peut être en créant des zones interdisant le mouillage forain et /ou proposer le cas échéant des mouillages collectifs de substitution disposant d’un système de mouillage de moindre impact. Ces systèmes de mouillages écologiques sont éligibles notamment aux aides financières de l’Agence de l’eau Loire Bretagne ou de l’OFB à l’occasion d’appels à projet ponctuels.

Réduction des principaux risques d'impact sur habitats sensibles
Identification des interactions et choix des mesures adaptées
Certains habitats particuliers comme les bancs de maërl, les herbiers de zostère, les récifs à laminaires, les prés salés,… par leur singularité ou leur limite d’aire de répartition biogéographique, offrent des fonctionnalités remarquables. Ils sont généralement sensibles aux pressions multiples qui altèrent l’habitat et les espèces associées. L’objectif de la mesure vise à réduire les principaux risques d’impact sur ces habitats par différentes activités (ex : pêche à pied, cultures marines, aménagements portuaires, pose de câbles sous-marins, etc.). La mesure se traduira par l’aide à l’identification des interactions problématiques, le choix de mesures alternatives les plus adaptées (dans l’esprit de la séquence Eviter Réduire Compenser), la sensibilisation aux bonnes pratiques et la mise en place de suivi et d’action de contrôle des mesures retenues. L’échelle d’application est variable et peut mobiliser des outils juridiques visant la protection de l’environnement (ex : arrêtés préfectoraux de protection, dit APP, de biotope ou de l’habitat naturel) ou la gestion des pratiques (ex : arrêtés pris par les préfets) mais aussi lors des échanges avec les porteurs de projets de recommandations de pratiques alternatives.

Accompagner les mesures issues de l’Analyse Risque Pêche Habitat
Aider la finalisation des analyses risques pêche pour les habitats et le suivi de l’efficacité des mesures
Les activités de pêche professionnelle peuvent être dispensées d’évaluation d’incidences Natura 2000 dès lors qu’elles font l’objet d’une analyse de risque de porter atteinte aux objectifs de conservation Natura 2000 (ARP). Si un risque ne peut être exclu, les activités de pêche concernées doivent faire l’objet de mesures réglementaires. Le travail d’analyse a été finalisé en 2024 sur les 3 sites N2000 et l’Etat a prévu d’arbitrer les propositions de mesures d’ici fin 2026. A la suite de cet arbitrage, un suivi adapté permettra d'évaluer l’efficacité des mesures retenues sur l’état de conservation de l'habitat.

Réduction des captures accidentelles d’oiseaux marins
Contribuer au diagnostic et promouvoir les bonnes pratiques d’évitement et de réduction des captures accidentelles
Les captures accidentelles de mammifères et d'oiseaux marins sont définies comme « la capture non intentionnelle, durant une activité de pêche, d’espèces qui ne sont pas débarquées, ni commercialisées en raison notamment de leur statut d’espèces protégées ». La mesure vise à valoriser les données disponibles et caractériser les interactions observées localement pour alimenter l’analyse risque pêche Espèces Marines et le cas échéant aider à la mise en œuvre de bonnes pratiques permettant la réduction des captures accidentelles.

Solutions contre la prédation des oiseaux et des œufs
Evaluation de la prédation et mise en œuvre d’actions de correction en cas de besoin
Les oiseaux marins sont particulièrement sensibles à la prédation lors de la période de nidification : les adultes sont alors dépendants du milieu terrestre, les œufs et les poussins sont très vulnérables aux attaques de prédateurs. Les prédateurs sont des mammifères terrestres (Rat surmulot, Renard roux, Vison d’Amérique) et des oiseaux (Goéland, Faucon pèlerin), qui s’attaquent aux œufs, aux poussins et parfois même aux adultes. La mesure vise à suivre la prédation (gardiennage, observations régulières) et prévoir les réactions appropriées en cas de prédation observée sur les oiseaux marins.

Développement de la lutte passive contre la déprédation dans les zones conchylicoles
Veille technique, concertation et soutien aux techniques alternatives aux tirs d’effarouchement
Les zones conchylicoles sont sujettes à une déprédation par les oiseaux marins qui viennent s’y alimenter. C’est le cas notamment des Goélands et des Macreuses. L’effarouchement ciblé (dont tirs d’effarouchement et létaux) génère le dérangement du cortège d’oiseaux présents sur la zone et à proximité directe. L’objectif de cette mesure est de limiter le dérangement et la mortalité des oiseaux dans et autour des zones conchylicoles présentes au sein du site N2000. L’action vise à trouver des solutions d’accompagnement des activités conchylicoles ne remettant pas en cause l’état de conservation des espèces d’intérêt communautaire et les déployer tout en suscitant l’adhésion des acteurs. Un soutien financier pour mettre en place des techniques de lutte contre la déprédation alternative aux tirs d’effarouchement sera recherché pour tester des mesures alternatives.

Adaptation de la fréquentation sur les zones importantes pour l’avifaune
Identification des zones et périodes les plus sensibles pour l’avifaune et mise en place de moyens de réduction du dérangement
Le dérangement de l’avifaune sauvage peut entrainer de multiples réactions occasionnant l’augmentation du stress, une diminution des ressources énergétiques (par des fuites/envols répétés des individus), une limitation de l’accès aux ressources ou encore un déplacement vers des zones refuges. Plusieurs activités peuvent générer un dérangement des oiseaux si elles sont pratiquées à proximité des zones fonctionnelles pour l’avifaune en période d’hivernage, de repos migratoire ou de nidification (navigation, fréquentation piétonne, cycliste, motorisée, animaux domestiques, survol, etc.). La réduction du dérangement est rendue possible par la gestion de la fréquentation. L’objectif de cette mesure est d’adapter la fréquentation pour réduire le dérangement sur les zones de forte sensibilité avi-faunistique via différents moyens techniques (bouées, ganivelles, mono-fils, signalétique,…) et actions de sensibilisation (maraudage, conférences, chartes).


Limitation du dérangement par les animaux domestiques
Encadrer la présence des animaux domestiques sur les zones fonctionnelles pour les oiseaux marins notamment en période d’hivernage, sensibiliser les usagers aux bonnes pratiques.
Le dérangement peut entrainer de multiples réactions sur l'avifaune dont l’augmentation du stress, une diminution des ressources énergétiques (par des fuites/envols répétés des individus), une limitation de l’accès aux ressources ou encore un déplacement vers des zones refuges. La présence des chiens non tenus en laisse génère un dérangement important. En s’approchant à grande vitesse et/ou avec répétition des individus ou des groupes d’oiseaux, les chiens génèrent des envols répétés alors que les périodes d’hivernage et le repos migratoire sont nécessaires à la reconstitution des réserves énergétiques pour l’avifaune migratrice. Le dérangement répété épuise les animaux et contribue à la réduction des surfaces de zones fonctionnelles de quiétude pour l’avifaune. Les chevaux, lorsqu'ils circulent dans la zone de reflux des vagues peuvent aussi impacter les groupes d’oiseaux qui s’y alimentent et-ou s’y reposent. L’objectif de cette mesure est de limiter le dérangement de l’avifaune par les animaux domestiques sur les zones fonctionnelles par des mesures d’information mais aussi de création de zones sans dérangement

Maîtrise et organisation de la fréquentation humaine
Définition d’un plan de cheminement en vue de canaliser la fréquentation des piétons et des véhicules sur les habitats sensibles au piétinement et au tassement (aménagements linéaires, signalétiques, restauration actives et passives)
Certains secteurs littoraux subissent une forte pression anthropique, due notamment au piétinement. Les végétations de pelouses aérohalines et des milieux dunaires sont les plus sensibles à ces pressions. Les zones les plus fréquentées constituent des points de vue avancés en mer. La mesure consiste à limiter le nombre de sentiers et à canaliser préférentiellement le public sur certains accès, à l’aide d’aménagements et d’une signalétique adaptée, afin de préserver les habitats d’intérêt communautaire. Les habitats ainsi préservés du piétinement voient leur végétation naturelle spontanément se réinstaller à court ou moyen terme (5 à 10 ans). Dans certains cas cependant, afin d’accélérer le phénomène de cicatrisation du milieu, des mesures de « restauration active » de la végétation sont mises en œuvre (techniques de génie écologique).

Veille et contribution à la réduction des collisions sur les infrastructures en mer
Veille technique sur les risques d’interaction de l’avifaune marine avec les éoliennes et les solutions déployées pour les réduire
Les infrastructures en mer peuvent impacter les populations d’oiseaux et de chiroptères en provoquant une mortalité par collision. D’après l’étude d’impact, le parc éolien en mer installé au nord de la Baie de Saint Brieuc et à proximité directe du site Natura 2000 risque de produire des effets négatifs directs et permanents de collisions entre l’avifaune et les éoliennes. Les oiseaux les plus vulnérables sont ceux qui n’évitent pas les parcs, qui volent à hauteur de pale et qui sont sensibles à la photo attractivité (Goélands, Mouettes, Cormorans, Fous de Bassan, passereaux nocturnes).L’objectif de cette mesure est de rester en veille sur les suivis réalisés concernant ce risque et de contribuer le cas échéant à l’adaptation des infrastructures responsables de collisions (en amont de l’implantation de nouveaux projets).

Réduction des captures accidentelles de mammifères marins
Contribuer au diagnostic et promouvoir les bonnes pratiques d’évitement et de réduction des captures accidentelles
Les captures accidentelles de mammifères et d'oiseaux marins sont définies comme « la capture non intentionnelle, durant une activité de pêche, d’espèces qui ne sont pas débarquées, ni commercialisées en raison notamment de leur statut d’espèces protégées ». C’est une des pressions les plus impactantes sur les petits cétacés. La mesure vise à valoriser les données disponibles et caractériser les interactions observées localement pour alimenter l’analyse risque pêche Espèces marines et le cas échéant aider à la mise en œuvre de bonnes pratiques permettant la réduction des captures accidentelles.

Limitation des impacts sur les mammifères marins liés aux bruits impulsifs
Caractérisation des interactions et recommandation des meilleures solutions de réduction du bruit
Les mammifères marins sont particulièrement sensibles aux bruits impulsifs générés par des opérations de travaux sous-marins (ex : battage de pieux, déroctage par explosif), les travaux d’acquisition de données via des systèmes à impulsions (sondeurs mono-faisceaux, sondeurs multifaisceaux, sonars civils), mais aussi des opérations de déminage opérées par la Marine nationale. A défaut de pouvoir éviter les bruits de cette nature, il convient de chercher à réduire leur intensité via des techniques alternatives (ex : forage, fondation gravitaire, limitation d’intensité, confinement de la source de bruit, batardeaux, blocs isolants, rideaux de bulles, etc.), mais aussi d’éloigner les animaux des zones d’opération grâce à des répulsifs (ex : pingers) ou en adaptant les procédures de travaux (ex : soft start). Cette action vise à promouvoir auprès des différents opérateurs et services instructeurs concernés, les recommandations du guide national des bonnes pratiques concernant le bruit.

Sensibilisation et valorisation des bonnes pratiques d’observation des mammifères marins
Diffusion des outils de bonnes pratiques et réalisation de campagne de sensibilisation
La majorité des plaisanciers ne connait pas la réglementation ni les bonnes pratiques d’approche en cas de rencontres fortuites ou recherchées de mammifères marins. Par ailleurs, le capital sympathie de ces animaux a notamment pour effet de favoriser le développement d’une activité commerciale ciblant leur observation en milieu naturel que ce soit pour les cétacés ou les pinnipèdes. Pour les cétacés, une augmentation de la fréquentation régulière des spots d’observation les plus favorables est constatée. Ce phénomène pourrait s’intensifier dans la zone côtière du site N2000 régulièrement fréquentée par plusieurs espèces de cétacés dont le grand dauphin, le dauphin de Risso et les phoques. Dans les estuaires, les effectifs de phoques augmentent progressivement ; les interactions avec les pratiquants d’activités nautiques sont régulières et potentiellement impactantes en période de reproduction. Cette mesure a pour objectif d’inciter les usagers de la plaisance et des sports nautiques à adopter les bonnes pratiques en leur présence mais aussi à inciter à l’identification et la déclaration des espèces rencontrées via une application dédiée (OBSenMER).

Lutter contre la pêche illégale d’amphihalins
Informer de la réglementation existante et organiser des contrôles ciblés
La pêche des poissons amphihalins est réglementée selon les espèces, le milieu (eau douce, estuaire, mer), le calendrier et le type d’activité (pêche professionnelle ou récréative). Cette réglementation peut être mal connue et de fait, peu respectée. Par ailleurs, des braconniers peuvent cibler volontairement des espèces de poissons amphihalins (notamment le Saumon atlantique) alors que sa pêche en cours d’eau est illégale et désormais interdite en mer. Des services de police de la nature et de contrôle des pêches surveillent les prises de poissons amphihalins. L’objectif de cette mesure est de contribuer à la réduction des prises illégales d’amphihalins en mer et en eau douce.

Restauration de la continuité écologique
Appui technique et retour d’expérience sur l’effacement de barrage (étude d’impact, surveillance scientifique)
Les barrages sont généralement responsables d’une rupture de la continuité écologique particulièrement préjudiciable aux poissons grands migrateurs amphihalins (saumons, truites de mer, anguilles, aloses et lamproies pour les eaux françaises). Ces poissons se voient privés des habitats de reproduction et/ou de grossissement situés à l’amont des cours d’eau tandis que les zones de frayères situées à l’aval sont impactés par les faibles débits . La restauration de la continuité écologique est un sujet pris en charge au quotidien par les services de l'Etat (DDTM notamment). L’action proposée ici est un appui technique au service instructeur dans le cadre de la phase d’instruction du dossier. Cet appui peut concerner, le partage de retours d'expériences et l'appui aux actions de médiation pour contribuer à l’acceptabilité locale, le dimensionnement des mesures ERC en phase d’exploitation (par exemple, des mesures d’accompagnement en parallèle de l’effacement du barrage proprement dit), Le dimensionnement des mesures ERC en phase de travaux (réduction des impacts du chantier), les suivis scientifiques.

Le barrage de Pont Rolland (22)
Lutte contre les déchets dans les réseaux d'assainissement et d'eaux pluviales
Expérimentation de dispositifs de lutte contre les déchets dans les réseaux et sensibiliser les usagers par des signalétiques « La mer commence ici »
Les déchets marins proviennent principalement de la terre. Ils sont acheminés vers le milieu marin par les voies de transfert et notamment les systèmes de traitement des eaux usées et eaux pluviales. Il est donc nécessaire d’agir sur ces réseaux en mettant en place des dispositifs d’interception des macro-déchets. Pour ce faire, la présente action vise à expérimenter et évaluer l’efficacité de ces dispositifs et selon les résultats constatés promouvoir la solution auprès de toutes les communes du territoire. Il est également prévu de participer à la mise en œuvre d’un protocole d’évaluation et de centralisation des données sur les déchets collectés dans les réseaux.

Réduction, récupération et valorisation des déchets plastiques issus des activités maritimes
Promouvoir les actions limitation de la production de déchets, inciter à la récupération et au recyclage des déchets provenant des activités maritimes
Certaines activités maritimes comme le transport, la pêche ou l’aquaculture génèrent des déchets susceptibles de se retrouver en milieu marin. Cette action vise à accompagner et sensibiliser les aquaculteurs, pêcheurs, mareyeurs, criées, halles à marées à la réduction de leurs déchets et à l’utilisation d’équipements recyclables et durables.

Ramassage des déchets, accompagnement des initiatives et sensibilisation
Encourager la réduction de la production de déchets et accompagner les démarches de nettoyage raisonné des plages et de collecte des déchets en mer
Les déchets retrouvés à terre et en mer impactent la faune et les habitats. Différentes initiatives de ramassage sélectif mobilisant les bénévoles sont organisées par des associations, des entreprises, les collectivités. Outre un travail de sensibilisation et d’information pour limiter autant que possible la prolifération des déchets en amont, ces initiatives de ramassage méritent d’être encouragées, développées et accompagnées sur le site en lien avec les gestionnaires des aires protégées et/ou pour permettre la réduction des impacts liés aux déchets mais aussi à des mauvaises pratiques de collecte.

Retrait des épaves
Accompagnement des opérations d’enlèvement d’épaves
Les habitudes d’abandon et de « cimetières » de navires en fin de vie qui auparavant ne posaient pas ou peu de problèmes, ont progressivement généré des impacts croissants sur les paysages, les habitats naturels, la faune et la flore, ou encore sur les fonctions écosystémiques de ces milieux et la qualité de l’eau : pollutions aux hydrocarbures et autres lubrifiants lors des échouages, l’arrivée de peintures complexes et de matériaux de construction composites, non biodégradables. Cette mesure a pour objectif d’apporter aux gestionnaires ainsi qu’aux services instructeurs un éclairage sur les démarches à réaliser en cas de présence d’un navire en fin de vie, sur les analyses et diagnostics à engager et sur les démarches administratives à suivre pour que le sujet soit traité de façon optimale.

Diminution des déversements d’eaux noires et d’eaux grises
Encourager l’équipement des ports avec des systèmes de traitement des eaux noires et grises et sensibiliser les plaisanciers aux écogestes
Les bateaux récents sont équipés de systèmes de récupération de leurs eaux noires et eaux grises qui doivent être vidangées dans les équipements de collecte installés dans les ports, conformément à la réglementation (code des ports : art R5314-7 mis à jour en 2021). S’il importe que les ports soient équipés et proposent le service, il est également important que les usagers l’utilisent et ne rejettent pas leurs eaux usées en mer. Cette action vise à vérifier que tous les ports sont bien équipés et à contribuer à la sensibilisation des usagers dans le cadre de campagne dédiées.

Equipement d’aspiration des eaux noires
Encouragement de la certification port propre
Accroitre sur le territoire le nombre de ports certifiés « Port propre » et promouvoir l’éco conception des infrastructures portuaires
La certification européenne Port Propre (déjà obtenue par les ports du Légué à Saint Brieuc, Dahouet à Pléneuf-Val-André, Saint-Cast et le Port des Sablons à Saint-Malo permet aux ports de plaisance d’attester de la bonne gestion de leurs déchets et de leurs effluents issus de leurs activités et des pollutions accidentelles. Cette démarche, basée sur une étude diagnostique, peut induire des investissements (mise aux normes de l’existant ou nouveaux équipements : point propre, conteneurs, effluents, aire de carénage avec système de récupération des eaux, pompes à eaux usées et eaux de fond de cale, station d’avitaillement, blocs sanitaires, matériel de dépollution, etc.). Une signalétique adaptée complète le dispositif. L’action vise à accroitre le nombre de ports de plaisance certifiés Port Propre dans le site Natura 2000 et à intégrer les démarches d’écoconception des infrastructures lors des restaurations ou constructions d’ouvrages portuaires dans le périmètre du site Natura 2000.

Carénage éco responsable - augmentation et amélioration des équipements et incitation à leur réalisation et leur utilisation
Inciter les usagers à l’utilisation d’aires de carénage équipées de systèmes de traitement des effluents
Le carénage des navires, réalisé sur des aires de travail non équipées, contribue à la pollution du milieu marin et à la dispersion des espèces non indigènes. Bien qu‘interdite, la pratique est commune. D’après les études récentes, il apparait que moins de la moitié des aires de carénage recensées sont équipées d’un système de traitement des effluents et moins de 20% ont un traitement satisfaisant en termes de lutte contre les rejets de contaminants dans le milieu. La mesure vise à compléter localement le recensement de ces aires de carénage, encourager leur équipement par un système de traitement des effluents compatible avec la préservation du milieu marin et sensibiliser les usagers et les gestionnaires aux bonnes pratiques de carénage.

Contribution au dispositif de lutte contre les pollutions accidentelles
Encourager les collectivités à définir une stratégie de lutte contre les pollutions accidentelles et contribuer à la signalisation des pollutions et aux exercices de maintien de la capacité opérationnelle
Lors d’accidents de pollution en mer, l’ensemble des espèces marines peut être impacté. L’objet de cette mesure est de contribuer à la réduction des impacts pour les espèces et les habitats du site N2000 en cas de pollution en mobilisant les collectivités et en contribuant aux travaux d’actualisation des plan POLMAR et infra POLMAR. Il s’agit aussi, et autant que possible, de contribuer aux exercices de maintien de la capacité opérationnelle pilotés par les PREMAR dans le cadre de l’action de l’Etat en mer.

Photo d’un pingouin torda mazouté en janvier 2023 (Source : Armel Deniau – LPO RNN 7 îles)
Contribution aux programmes de réduction des apports excessifs de nutriments vers la mer et accompagnement des actions curatives
Contribution aux instances de suivi et appui aux actions préventives et curatives engagées pour lutter contre le phénomène d’eutrophisation
Les algues vertes échouées sur l’estran génèrent, par effet d’accumulation puis de décomposition, un impact négatif durable sur les communautés benthiques médiolittorales inférieures des plages exposées. L’impact est également sanitaire, économique et social avec des conséquences aux dépens des populations riveraines et des activités se déroulant sur les zones d’estran. Dans les plans de lutte contre les algues vertes qui se sont succédés depuis 2010, deux groupes d’actions sont mobilisés pour lutter contre ce phénomène ; Les actions préventives visant à réduire les flux de nitrates en amont du bassin versant et les actions curatives visent à accompagner l’identification et la mise en œuvre de solutions efficaces de ramassage et d’évacuation-valorisation des algues collectées. L’action proposée vise à accompagner ces démarches, par le conseil et l’expertise, afin de développer des solutions efficaces et limitant les impacts sur l’écosystème marin et littoral.

Adaptation aux effets du changement climatique
Elaboration d’un diagnostic de vulnérabilité et d’un plan d’adaptation
Les effets du changement climatique sont en cours et de nombreuses manifestations sont déjà perceptibles sur le territoire, notamment des variations des conditions météorologiques (réchauffement des eaux et de l’air, changement des régimes de précipitations, augmentation du niveau de la mer, etc.) avec des impacts directs sur le fonctionnement des espèces et habitats des écosystèmes marins et terrestres. On assiste notamment à la remontée vers le Nord de certaines espèces marines, la modification des chaines trophiques ou encore à la disparition de certaines espèces non adaptées aux variations climatiques. L’objectif de la mesure est d’établir un diagnostic de vulnérabilité aux effets du changement climatique pour les espèces et habitats à enjeux du site Natura 2000 ainsi qu’un plan d’adaptation des pratiques de gestion en lien avec les acteurs du territoire.

Connaissance du milieu marin
Acquisition et valorisation des connaissances en vue de faciliter la gestion du site
Une bonne connaissance des habitats et des espèces du site et de leurs interactions avec les activités du site est un facteur clé facilitant la bonne gestion du site et l’atteinte des objectifs de conservation. Les connaissances acquises dans le cadre de programmes à différentes échelles doivent fournir les données nécessaires à l’évaluation de l’état de conservation des habitats et des espèces d’intérêt communautaire, permettre d’informer le grand public et des collectivités territoriales et bien sûr faciliter le travail des services de l’Etat en charge de la mise en œuvre des politiques publiques en faveur de la conservation des écosystèmes marins et littoraux.

Promotion des enjeux du site Natura 2000 et de leur gestion auprès du grand public
Construire une stratégie de communication de sensibilisation et la mettre en œuvre
L’objectif de cette mesure est de communiquer et sensibiliser les acteurs locaux et le public sur les enjeux du patrimoine naturel (milieux, espèces, paysages, etc.), mais aussi les objectifs et les mesures de gestion (réalisées ou à venir) du Document d’Objectifs (DOCOB) du site Natura 2000. Différents formats et modes d’action sont envisagés afin de favoriser l’appropriation de la démarche par le plus grand nombre.

Sensibilisation des professionnels et des collectivités aux enjeux écologiques
Information et formation des élus et agents des services publics et associatifs
La fréquentation humaine ou la pratique d’activités récréatives et professionnelles peuvent générer un dérangement des espèces présentes et une perturbation des habitats. L’objectif de cette mesure est double : limiter les incidences liées à la gestion du littoral par les collectivités, et partager les discours de sensibilisation et d’information destinés au grand public et aux porteurs de projet. Elle doit se traduire par l’établissement de diagnostic locaux à l’échelle de groupes de communes littorales, la formation des élus et des agents techniques mais aussi la formation de médiateurs en contact avec les usagers de la mer et du littoral. En parallèle, des partenariats seront recherchés avec les agents de police de l’environnement et les services de sécurité des personnes susceptibles d'intervenir sur des problématiques environnementales (ex : échouages, dérangement espèces protégées).

Sensibilisation engageante en mer et campagnes en maraude auprès des plaisanciers
Promotion des éco gestes auprès des plaisanciers
Les bonnes pratiques, lorsqu’elles sont comprises et respectées, limitent les impacts négatifs des activités sur les écosystèmes marins. Des campagnes de sensibilisation engageante des plaisanciers ont déjà été menées en France et montrent des retours positifs. Leur déploiement à l’échelle locale est bénéfique à la protection des enjeux écologiques. L’URCPIE Bretagne souhaite développer la campagne écogestes (ex : Campagne Ecogestes Manche Atlantique) à l’échelle régionale et locale. Différentes initiatives de sensibilisation directe auprès des acteurs pré-existent. Cette action s’inscrit dans l’accompagnement de ces actions et projets. Elle a pour objectif d’inciter à un changement des comportements des plaisanciers en les rendant acteurs de la préservation des écosystèmes marins, terrestres et littoraux.

Sensibilisation à l’identification et à la gestion des espèces non indigènes marines
Contribuer aux réseaux existants visant l’identification, la surveillance de ces espèces et l’adoption de bonnes pratiques de gestion
L’introduction d’espèces non-indigènes et leur dissémination présentent un risque pour la stabilité des écosystèmes locaux. Elles participent au déséquilibre des milieux marins en modifiant les liens trophiques et en colonisant l’espace disponible aux dépens des espèces locales. La problématique est traitée à l’échelle nationale et fait l’objet d’actions dans le document stratégique de façade maritime. Sur le site Natura 2000, la lutte contre l’introduction et la dispersion des espèces non-indigènes passe par la sensibilisation des acteurs concernés par ce sujet (gestionnaires de ports, plaisanciers, professionnels de la pêche et de la conchyliculture, etc.) pour leur identification et l’adoption des bonnes pratiques pour limiter leur dissémination.

Identification des ENI marines sur un ponton
Développement d’actions d’éducation à l’environnement
Appui au développement d’aires marines éducatives et aux projets d’éducation à l’environnement
L’éducation à l’environnement a pour but "d’amener les individus et les collectivités à saisir la complexité de l’environnement tant naturel que créé par l’homme, complexité due par l’interactivité de ses aspects biologiques, physiques, sociaux, économiques et culturels". Elle vise "à acquérir les connaissances, les valeurs, les comportements et les compétences pratiques nécessaires pour participer de façon responsable et efficace à la prévention, à la solution des problèmes de l’environnement, et à la gestion de la qualité de l’environnement". Cette mesure vise à encourager visant le développement d’« aire marine éducative » (AME) et à soutenir les initiatives les actions d’éducation à l’environnement en s’appuyant sur les outils (ex REEB) et les structures existantes.

Promotion des bonnes pratiques de pêche à pied
Diffusion des outils d’information sur les bonnes pratiques de pêche à pied
La pêche à pied, activité traditionnelle, est un usage à fort caractère patrimonial local et à forte attractivité touristique. En période de « morte eau », elle peut attirer plusieurs milliers de pratiquants sur les zones de pêche littorales. Mal pratiquée, la pêche à pied peut devenir un facteur affectant l’état de conservation des espèces et des habitats les plus sensibles. Au travers de différents supports (réglettes, panneaux, dépliants) et actions de médiations sur site, l’objectif de cette mesure est de sensibiliser et d’encourager les pêcheurs récréatifs à l’adoption des bonnes pratiques comme la connaissance et l’évitement de la pratique de pêche sur les habitats les plus fragiles, l’usage des outils autorisés, le respect des tailles et des quotas de captures.

Partage de connaissance sur les poissons amphihalins
Communiquer, informer et développer un programme de sciences participatives sur les poissons amphihalins
La fréquentation du site par les poissons amphihalins est mal connue. Les données d’observation manquent pour mieux connaitre les espèces présentes sur le site, leurs effectifs, les secteurs et les périodes favorisés par les migrateurs. De plus, le grand public connait peu ou mal ces espèces, pourtant à enjeu fort sur le site, ni la réglementation relative à leur préservation. L’objectif de cette mesure est donc de mieux connaitre et de mieux faire connaitre les poissons amphihalins par le biais des sciences participatives.

Animation et mise en œuvre du DOCOB
Animation administrative et technique du document d’objectif
L’animation du Document d’objectifs (DOCOB) est assurée par une collectivité territoriale en lien avec l’OFB. L’animateur - trice local.e a en charge la coordination des actions et la cohérence des interventions à l’échelle du site. Il s’agit notamment d’assurer le suivi administratif et de contribuer, avec l’ensemble des acteurs impliqués, à la mise en œuvre technique ou au suivi des actions prévues. L’organisation de réunions diverses, notamment avec les membres du comité de pilotage pour rendre compte du travail réalisé et des résultats obtenus, fait partie des missions attendues.

Gestion et actualisation des données du document d’objectifs
Conception d’un tableau de bord de suivi de la gestion
Le DOCOB est évolutif et peut être mis à jour de façon partielle en fonction de l’évolution de la réglementation, du contexte socioculturel, des connaissances et des enjeux de conservation. Les enjeux et objectifs définis à un moment donné sur un site peuvent évoluer avec le temps et être ajustés à l’occasion des exercices d’évaluation. Le plan de gestion est en ce sens élaboré pour une durée indéterminée et actualisé selon l’appréciation des acteurs du site en fonction des besoins (nouvelle espèce envahissante, nouvel enjeu suite à l’acquisition de connaissances, nouvelle exigence réglementaire, etc.). Son évaluation est réalisée à l’aide d’indicateurs qui via un tableau de bord permettent d’établir un diagnostic. Une des missions du gestionnaire est de collecter les informations, de renseigner les indicateurs et de rendre compte.

Articulation avec les autres politiques publiques et contribution aux réseaux de gestionnaires
Privilégier le fonctionnement en réseau et la coopération des acteurs du territoire
Sur le site N2000, de très nombreuses actions sont déjà menées en relation avec des politiques publiques variées dont la mise en œuvre est assurée principalement par les services de l’Etat et les collectivités territoriales. Ces politiques publiques et les acteurs impliqués sont décrits dans le diagnostic du DOCOB (Volume I - Cadre général). Pour atteindre les objectifs d’une meilleure gouvernance et surtout d’une efficacité accrue de l’action publique, il est essentiel de favoriser l’articulation des actions du DOCOB avec les actions et programmes prévus par les autres politiques publiques actives, tant sur le périmètre du site N2000, qu’en lien avec des sites N2000 adjacents. Cela peut se traduire par le partage des informations, une clarification des rôles et actions portées par chaque structure, mais aussi une mutualisation des actions sur les 3 sites Natura 2000 qui couvrent quasiment l’intégralité de la zone littorale et une partie de la zone côtière qui s’étire de Plérin à Dinard.

Evaluation des incidences : appui aux porteurs de projets et services instructeurs
Apport d’information, de conseil et d’expertise aux porteurs de projets soumis à évaluation des incidences.
La directive « Habitat-Faune-Flore » impose une évaluation des incidences Natura 2000 (EIN) de tout plan ou projet, préalablement à sa réalisation. Pour toute activité soumise à EIN, le rôle du porteur de projet est d’évaluer si son activité aura des impacts significatifs sur les habitats et les espèces d’intérêt communautaire au titre de Natura 2000 et le cas échéant adapter son projet pour éviter ou réduire au mieux ses incidences. L’objectif de cette action, quotidien du gestionnaire de site N2000, est d’améliorer la qualité des évaluations d’incidence réalisées par les porteurs de projets en leur fournissant des informations, des conseils et de l’expertise.

Liste des enjeux détaillés
- Habitats élémentaires
- Habitats particuliers
- Zones fonctionnelles des oiseaux nicheurs
- Zones fonctionnelles des oiseaux hivernants
- Zones tampons
- Grand dauphin
- Phoques
- Marsouin commun et autres espèces
- Grande alose et alose feinte
- Lamproies marines et fluviatiles
- Saumon
Liste des objectifs
- Réduire les perturbations physiques (abrasion, étouffement, remaniement, modification de la granulométrie, etc.) sur les habitats marins, en particulier sur les zones à fort enjeux écologiques, liées aux ouvrages, activités et usages maritimes
- Limiter les pertes physiques d'habitats et les effets de l'artificialisation
- Limiter la pression de prédation sur les œufs, les juvéniles et les adultes
- Limiter le dérangement des espèces d'intérêt communautaire marines et terrestres au niveau de leurs zones d'habitats fonctionnels
- Limiter les risques de collisions de l'avifaune et des chiroptères avec les infrastructures en mer
- Réduire les atteintes directes aux espèces d'intérêt communautaire
- Réduire les captures accidentelles d'oiseaux
- Veiller à ce que la disponibilité de la ressource alimentaire soit maintenue pour l'avifaune
- Réduire les captures accidentelles des mammifères marins
- Réduire le niveau de bruit lié aux émissions impulsives en mer
- Eviter le dérangement des espèces d’intérêt communautaire marines et terrestres au niveau de leurs zones d’habitats fonctionnels
- Limiter les pressions et les obstacles à la continuité en mer
- Lutter contre la pêche illégale d’amphihalins
- Réduction des captures accidentelles d'amphihalins
- Réduire les apports et la présence de déchets d’origine terrestre ou issus des activités maritimes
- Réduire les apports de contaminants chimiques et organiques et leur transfert dans les eaux douces et le milieu marin, d’origine terrestre ou maritime, chroniques ou accidentels
- Réduire les apports excessifs en nutriment qui contribuent à l’eutrophisation des zones littorales
- Réduire les perturbations physiques (abrasion, étouffement, remaniement, modification de la granulométrie, etc.) sur les habitats marins, en particulier sur les zones à fort enjeux écologiques, liées aux ouvrages, activités et usages maritimes
- Limiter les pertes physiques d'habitats et les effets de l'artificialisation
- Supprimer ou limiter le développement des espèces non indigènes invasives
- S'adapter aux effets du changement climatique
- Améliorer en continu les connaissances naturalistes, scientifiques et socio-économiques nécessaires à la bonne gestion du site Natura 2000
- Sensibiliser et améliorer en continu la connaissance par les acteurs et les usagers du site Natura 2000
- Coordonner et mettre en œuvre la gestion du site N2000 en lien avec les autres politiques publiques
Liste des actions
- Mise en place de mouillage de moindre impact sur herbiers de zostères
- Mise en place d'une zone d'exclusion des mouillages forains sur herbiers de zostères
- Exclusion spatiale des principaux risques d'impact sur habitats sensibles
- Accompagner les mesures issues de l’Analyse Risque Pêche
- Réduction des captures accidentelles d’oiseaux marins
- Solutions contre la prédation des oiseaux et des œufs
- Développement de la lutte passive contre la déprédation sur les zones conchylicoles
- Adaptation de la fréquentation sur les zones importantes pour l'avifaune
- Limitation du dérangement par les animaux domestiques
- Maîtrise et organisation de la fréquentation humaine
- Veille et contribution à la réduction des collisions sur les infrastructures en mer
- Réduction des captures accidentelles de mammifères marins
- Limitation des impacts sur les mammifères marins liés aux bruits impulsifs
- Sensibilisation et valorisation des bonnes pratiques d’observation des mammifères marins
- Lutter contre la pêche illégale d'amphihalins
- Restauration de la continuité écologique
- Lutte contre les déchets dans les réseaux d'assainissement et d'eaux pluviales
- Réduction, récupération et valorisation des déchets plastiques issus des activités maritimes
- Ramassage des déchets, accompagnement des initiatives et sensibilisation
- Retrait des épaves
- Diminution des déversements d'eaux noires et d'eaux grises
- Encouragement de la certification port propre
- Carénage éco responsable - augmentation et amélioration des équipements et incitation à leur réalisation et leur utilisation
- Contribution au dispositif de lutte contre les pollutions accidentelles
- Contribution aux programmes de réduction des apports excessifs de nutriments vers la mer et accompagnement des actions curatives
- Adaptation aux effets du changement climatique
- Connaissance du milieu marin
- Promotion des enjeux du site Natura 2000 et de leur gestion auprès du grand public
- Sensibilisation des professionnels et des collectivités aux enjeux écologiques
- Sensibilisation engageante en mer et campagnes en maraude
- Sensibilisation à l'identification et à la gestion des espèces non indigènes marines
- Développement d'actions d'éducation à l'environnement
- Promotion des bonnes pratiques de pêche à pied
- Partage de connaissance sur les poissons amphihalins
- Animation et mise en œuvre du DOCOB
- Gestion et actualisation des données du document d'objectifs
- Articulation avec les autres politiques publiques et contribution aux réseaux de gestionnaires
- Evaluation des incidences : appui aux porteurs de projets et services instructeurs
