Habitats
Une mosaïque extrêmement diversifiée d’habitats rocheux, sédimentaires et estuariens
Généralités ➔ Traversés par des courants puissants et rythmées par un régime de marée exceptionnel, les sites Natura 2000 abritent une grande variété d’écosystèmes adaptés à ces conditions particulières. Fonds rocheux et meubles, larges baies sableuses et côtes à falaises, fonds d’estuaires végétalisés, zones d’estran rocheux constituent une mosaïque d’habitats capables d’accueillir de nombreuses espèces remarquables.
Etat de conservation ➔ A l’exception des grottes sous-marines, des sables fins et des slikkes l’état de conservation des habitats marins est défavorable voire moyen pour la majorité des habitats du site. Pour certains (comme les roches infralittorales), il n’est pas évalué.
Pressions - impacts ➔ Les principales pressions qui s’exercent sur les habitats marins sont l’artificialisation du littoral (aménagements portuaires, installations d’infrastructures en mer et de câbles sous-marins, extraction de sédiments marins) et les perturbations directes du fond (pêche avec des engins en zone subtidale ou intertidale, roulage sur les plages, etc.). Les déchets, les contaminants chimiques, les marées vertes et les polluants organiques impactent également négativement la fonctionnalité des habitats marins.
Habitats marins > Habitats particuliers
Habitats particuliers
Herbiers de zostères marines ➔ Les zostères font partie des rares plantes à fleurs qui ont su s’adapter à une vie immergée dans l’eau de mer. Sites de reproduction et d’alimentation pour des centaines d’espèces marines, les herbiers de zostères constituent de véritables réservoirs de biodiversité, et jouent un rôle majeur dans les écosystèmes marins. Leur système racinaire stabilise les fonds et piège les particules sédimentaires, participant ainsi à la protection du littoral contre l’érosion.

Herbiers de zostères naines ➔ Plus petite en taille et moins répandue, les zostères naines sont situées principalement en zone intertidale. Sensibles aux stress et aux changements de conditions du milieu, que ce soit au niveau local (pêche à pied, plaisance, prolifération d’algues vertes, turbidité), régional (eutrophisation) ou global (climatique), les herbiers de zostères constituent un bon indicateur de l’état de santé de l’écosystème littoral.

Les bancs de maërl ➔ Le terme « maërl » désigne un habitat constitué d’algues calcaires non fixées, appartenant principalement aux espèces Lithothamnium corallioides et Phymatholithon calcareum. Ces algues à croissance très lente (entre 0,5 et 1 millimètre par an), forment des branches évoquant certaines formations coralliennes. Reconnu pour sa biodiversité exceptionnelle, le maërl fait cohabiter des espèces de milieux meubles et des espèces de milieux rocheux. Plus de 900 espèces d’invertébrés et 150 espèces d’algues ont ainsi été recensées sur le maërl des côtes de Bretagne. Aujourd’hui en danger, ces accumulations d’algues calcaires rouges sont à protéger en priorité.

Les récifs de forêt à laminaires ➔ Les communautés de grandes algues marines, tels que les laminaires, forment un habitat complexe, comparables aux forêts terrestres. Il sert d’abri, de zone d’alimentation ou de reproduction à de nombreuses espèces animales, dont beaucoup présentent un intérêt commercial.

Les champs de bloc ➔ Les champs de blocs se composent de blocs rocheux, posés sur du sable, sur de la roche ou sur d’autres blocs, qui découvrent à marée basse. La taille des blocs varie de quelques décimètres à quelques mètres cubes. Des espèces des substrats meubles et rocheux sont ainsi susceptibles de se côtoyer et tous les maillons de la chaîne alimentaire sont généralement représentés (brouteur, prédateurs, etc.). Les champs de blocs sont très présents en Baie de Saint Brieuc.

Les prés salés ➔ Ils occupent le fond des baies et estuaires, là où une sédimentation fine se produit, à l’abri des houles et des forts coups de vents. Ces communautés végétales très productives colonisent les vases et les sables immergés périodiquement par la marée. Les prés-salés jouent un rôle important dans le fonctionnement des systèmes marins côtiers. Ils constituent une source de matière organique exportée vers les eaux côtières adjacentes et participent au cycle de vie de nombreuses espèces : nourricerie pour les poissons, zone d’alimentation pour les oiseaux, etc.

Habitats marins > Habitats élémentaires
Habitats élémentaires
Bancs de sables (1110) ➔ Sur le site, les sédiments grossiers dominent. Il s’agit le plus souvent de sédiments constitués d’une matrice sableuse dominante contenant des coquilles de bivalves plus ou moins fragmentées en quantité très importante et, localement, des fragments d’algues calcaires connues sous le nom de maërl.
Les estrans sableux occupent de vastes espaces dans les baies de Saint-Brieuc, de la Fresnaye, de l’Arguenon et de Lancieux. On les retrouve aussi ponctuellement entre deux formations rocheuses (ex: plages de Saint-Briac à Dinard). Désertes en apparence, les zones de sable fin du bas de l’estran sont pourtant le lieu d’une vie intense. Elles abritent en effet de nombreux animaux qui s’enfouissent dans les couches superficielles du sédiment. De grandes densités d’invertébrés tels que les vers marins Lanice conchilegaet Arenicola marina s’y développent. Elles servent de ressource alimentaire aux poissons plats et à plusieurs espèces d’oiseaux, notamment des limicoles. On y trouve également des bivalves filtreurs, tels que les praires, les palourdes, les coques ou les amandes de mer, particulièrement prisés par les pêcheurs à pied.
Cet habitat est impacté par les phénomènes de prolifération d’algues vertes (Ulva spp.) appelés « marées vertes ». En présence d’herbier, les activités de dragage et chalutage, l’ancrage de bateaux ou la pêche à pied récréative peuvent endommager voire détruire les herbiers ainsi qu’endommager les fonctionnalités de nourricerie. Enfin, il faut veiller aux travaux et aménagements qui peuvent accentuer la turbidité et réduire les apports de lumière.

Estuaire (1130) ➔ Les dépôts sableux plus fins sont principalement concentrés près de la côte, au niveau des baies et des havres. Ce sont les sédiments les plus mobiles. Les particules les plus fines se concentrent dans les fonds d’estuaires, des espaces intimement liés aux débouchés des fleuves côtiers. Dans ces écosystèmes «estuariens», les apports d’eaux douces du bassin versant assurent un renouvellement important des apports nutritifs, favorisant un développement du plancton et des végétaux supérieurs à celui de la mer ouverte entrainant des densités élevées d’organismes les consommant. Ils sont aussi mis à profit par tout un cortège d’organismes marins, qui viennent s’y nourrir, s’y abriter ou s’y reproduire.
Cet habitat est sensible aux contaminants et à l’eutrophisation. Il convient de veiller à maintenir les échanges latéraux de l’estuaire en limitant l’endiguement latéral et limiter les travaux récurrents de dragage ou d’extraction de sable.

Replats sableux ou boueux (1140) ➔ Cet habitat se présente sous forme de vastes étenduessableuses de très faible pente. L’estran passe par des alternances d’immersion et d’émersion en fonction du régime marégraphique.
Habitat à forte valeur écologique et biologique étant donné le nombre et l’abondance des espèces concernées.
La base du réseau trophique repose sur la présence abondante de petits crustacés trouvant nourriture dans la mince couche d’eau à marée haute (phytoplancton, détritus) et présentant un développement rapide. Ces populations abondantes de crustacés, polychètes et bivalves constituent une source de nourriture importante pour les poissons et les crustacés à marée haute, et les oiseaux à marée basse. Deux espèces sont caractéristiques de cet habitat: le Bécasseau sanderling (Calidris alba) et le Gravelot à collier interrompu (Charadrius alexandrinus). Cet habitat est Directement menacé par l’eutrophisation (prolifération massive d’algues vertes),l’exploitation intensive de ces ressources (ex : pêche à pied mal régulée), le tassement par le roulage, les déchets et les contaminations de toute nature.

Lagunes (1150) ➔ Ces étendues côtières d’eau salée correspondent le long des côtes basses à des zones humides ou des marais côtiers.
L’abondance d’invertébrés constitue la base alimentaire de nombreux poissons (anguilles, bar, flet mulet, etc.) effectuant tout ou partie de leur cycle biologique dans les lagunes.
Les oiseaux sont exceptionnellement bien représentés. Résidents ou de passage, ils utilisent cet habitat comme aire de nourrissage, lieu de ponte ou de repos. Parmi ceux-ci figurent des Ardeidés, des Anatidés, des Laridés, des Rallidés, mais aussi des Cormorans, des Grèbes, de nombreux limicoles, etc.
Les lagunes sont sensibles à l’urbanisation, le développement d’activités touristiques et l’assèchement au bénéfice de surfaces agricoles (culture ou élevage).

Baies peu profondes (1160) ➔ Situé dans les milieux abrités à proximité de massifs rocheux, cet habitat hétérogène correspond à des zones ou les conditions hydrodynamiques et la dispersion des sédiments sont faibles, ce qui permet un dépôt de particules fines en mélange avec les sables et graviers. Cet habitat peut présenter une faune abondante mais peu variée.
La crépidule, présente en bancs sur cet habitat, reste une menace sur ces fonds, créant une modification du milieu physique et un envasement progressif des sédiments.

Récifs (1170) ➔ Représentés surtout sur le littoral breton et sur les iles et archipels , les estrans rocheux comptent parmi les écosystèmes marins les plus diversifiés du golfe. Leur structure complexe offre en effet aux espèces animales et végétales des conditions de vie très variées en fonction de la nature des roches, de l’exposition au courant et aux vagues, de la profondeur et de la couverture algale, qui, elle-même, structure différents habitats. Des mollusques, des oursins, des juvéniles de crustacés et autres petits poissons de roches, comme les blennies ou les gobies, y évoluent ainsi, parmi les algues et les éponges fixées aux roches.
Les récifs immergés de grès, de schiste ou de granit ponctuent le paysage sous-marin de la zone côtière. On les rencontre au large du cap d’Erquy, du cap Fréhel mais également au large des pointes de Saint-Cast, du Chevet, et dans le prolongement des falaises et îles et ilots . Ils abritent une faune et une flore distincte de celle des sédiments meubles. Invertébrés, crustacés et poissons s’y concentrent, ce qui en fait des lieux particulièrement prisés par les plongeurs et les pêcheurs.

Grottes marines submergées ou semi-submergées (8330) ➔ Une grotte marine est une cavité dont l’entrée est dégagée sur la mer. Les grottes sont présentes dans différents types de falaises rocheuses, avec toutes les expositions possibles face aux houles et aux vents, et vont du petit creusement de falaise à la grande caverne inexplorée. Elles sont très présentes au pied des falaises de Fréhel.
Les apports de déchets constituent la principale pression.

Oiseaux
Un carrefour ornithologique essentiel pour l’hivernage et la nidification de nombreuses espèces d’oiseaux, marins et côtiers
Généralités ➔ Situé sur l’axe de migration Est-Atlantique de nombreuses espèces, ce site N2000 est un carrefour ornithologique. Il joue un rôle crucial dans le maintien et le renouvellement des populations en offrant des ressources alimentaires et des zones de repos à des centaines de milliers d’oiseaux. Au cours de l’hiver et des haltes migratoires, les oiseaux d’eau côtiers sont attirés par les vastes estrans sablo-vaseux aux riches habitats benthiques et les secteurs de marais littoraux (prés salés, prairies humides, polders, etc.). Au printemps et début de l’été, plusieurs espèces viennent nidifier sur les iles, ilots, archipels et falaises des 3 sites N2000 tandis que certains oiseaux marins du large se rapprochent de la zone côtière pour s’alimenter ou se reposer. Sur le site N2000, des zones fonctionnelles particulièrement sensibles sont identifiés pour les oiseaux nicheurs du début du printemps à la fin de l’été (du 1er mars au 31 aout), pour les oiseaux hivernants en période migratoire (du 1er octobre au 31 mars) sur les sites d’alimentation et de repos et enfin sur les zones tampons en bordure du site N2000.
Etat de conservation ➔ L’état de conservation des oiseaux marins est très variable selon les espèces (cf. EC 2024 pour NAMO).
Pressions - impacts ➔ Les pressions affectant les oiseaux marins, dépendent en grande partie de leur distribution, leur comportement alimentaire et leur stratégie de reproduction. Les oiseaux côtiers fréquentant l’estran et les ilots sont particulièrement sensibles au dérangement, la prédation de leurs œufs par des espèces de petits mammifères ou d’oiseaux marins, la régression de leurs habitats ou la chasse. Au large, les phénomènes de pollution marines touchent particulièrement les populations d’oiseaux migrateurs et contribuent à l’appauvrissement de l’offre alimentaire. Les oiseaux marins sont également concernés par l’ingestion de déchets et l’enchevêtrement et les captures accidentelles par engins de pêche. Emerge également un risque accru de collisions avec la multiplication des parcs éoliens sur les couloirs de migration.
Oiseaux > Oiseaux nicheurs
Zones fonctionnelles des oiseaux nicheurs
Sites de nidifications
Oiseaux marins ➔ Marais, côtes sableuses, baies, estuaires, archipels, îles et falaises, etc. La diversité des habitats du golfe du site N2000 et le fort découpage du trait de côte ménage de nombreux sites où les oiseaux marins peuvent se soustraire au dérangement et à la prédation. De nombreuses espèces s’y concentrent en effectifs importants à la saison de reproduction. Les falaises constituent un abri sûr pour les poussins de mouette tridactyle ou de Fulmar boréal, dont on trouve les colonies au cap Fréhel. C’est aussi dans les colonies du cap Fréhel que se concentrent les plus grands effectifs reproducteurs du guillemot de Troïl et du pingouin torda à l’échelle nationale notamment.
En période de reproduction (1er mars au 15 juillet voire le 15 aout), les oiseaux marins nicheurs sont particulièrement sensibles au dérangement sur leur site de nidification et sur les zones d’élevage de jeunes. Les sites concernés sont classés en deux niveaux d’importance (niveau 1-très fort ; niveau 2-fort) :
Niveau 1 : ilot du Verdelet, falaises du cap Fréhel, Amas du cap, pointe du Jas, Colombière, île Agot
Niveau 2 : Fouérousse, l’ile ouest de la pointe du Chevet, les Haches et la Grande Roche.
Liste des oiseaux concernés :
| Nom français | Nom latin |
| Cormoran huppé Fulmar boréal Goéland argenté Goéland brun Goéland marin Grand Cormoran Guillemot de Troïl Huîtrier pie Mouette tridactyle Pingouin torda Sterne caugek Sterne de Dougall Sterne pierregarin | Phalacrocorax aristotelis Fulmarus glacialis Larus argentatus Larus fuscus Larus marinus Phalacrocorax carbo Uria aalge Haematopus ostralegus Rissa tridactyla Alca torda Thalasseus sandvicensis Sterna dougallii Sterna hirundo |
Oiseaux littoraux ➔ Les espèces nicheuses concernées ici sont les espèces rupestres, les passereaux paludicoles ou encore quelques limicoles et rallidés. Il convient d’éviter le dérangement des nichées sur ces secteurs du 15 mars au 15 aout.

Les sites concernés sont classés en trois niveaux d’importance (niveau 1-très fort ; niveau 2-fort ; niveau 3 - moyen) :
Niveau 1 : prés salés du fond de baie de Saint-Brieuc, l’îlot du Verdelet, tout le linéaire côtier entre Erquy et Fréhel, Carrière du Routin ou les falaises littorales de la pointe du Jas, du cap Fréhel, de la baie de la Fresnaye.
Niveau 2 : Grève des courses, Saint Maurice, la plage de l’Hôtellerie ou encore les dunes de Bon Abri, prés salés (Roche du marais, Port à la Duc), des landes (landes du cap Fréhel ou Grèves d’en bas) et les falaises littorales de la plage des Grèves d’en bas.
Niveau 3 : Falaises à colonies d’Hirondelle de rivage comme à la Cage, Piégu ou encore la Ville Berneuf ou encore la Pointes des guettes pour le Pipit Maritime, falaises littorales (plage du Portuais, falaises littorales d’Erquy, Anse des Sévignés) ; des landes secondaires (landes d’Erquy, la Fosse Eyrand et la pointe aux Chèvres) ainsi que la pointe du champ du Port
Liste des oiseaux concernés :
| Nom français | Nom latin |
| Faucon pèlerin Grand Corbeau Hirondelle de rivage Petit Gravelot Pipit maritime Râle d’eau Tadorne de Belon | Falco peregrinus Corvus corax Riparia riparia Charadrius dubius Anthus petrosus Rallus aquaticus Tadorna tadorna |
Oiseaux terrestres ➔ Les espèces nicheuses concernées ici sont des espèces de landes, de fourrés, et de milieux semi-ouverts (dont roselières, mégraphobiaies…). Il convient d’éviter le dérangement des nichées sur ces secteurs du 15 mars au 15 aout.

Les sites concernés sont classés en trois niveaux d’importance (niveau 1-très fort ; niveau 2-fort ; niveau 3 - moyen) :
Niveau 1 : fond de baie de St Brieuc
Niveau 2 : dunes de Bon Abri, cordon sableur et des zones humides attenantes, landes du cap Fréhel, des Grèves d’en bas, etc.), marais de Beaussais
Niveau 3 : landes ou friches secondaires (pointe des Guettes, la Cotentin, Saint-Maurice, Piégu, Grèves des courses), Grandville et les bords du Gouessant, landes entre Erquy, Fréhel et la baie de la Fresnaye, Tertre corlieux, et les pointes du Bay, de l’Isle, de la Garde et du Chevet
Liste des oiseaux concernés :
| Nom français | Nom latin |
| Bergeronnette flavéole Bergeronnette printanière Bruant jaune Bruant proyer Busard des roseaux Busard Saint-Martin Engoulevent d’Europe Fauvette babillarde Fauvette grisette Fauvette pitchou Gorgebleue à miroir Hypolaïs polyglotte Linotte mélodieuse Pipit farlouse Rousserolle verderolle Serin cini Tarier pâtre Tourterelle des bois | Motacilla flavissima Motacilla flava Emberiza citrinella Milaria calandra Circus aeruginosus Circus cyaneus Caprimulgus europaeus Sylvia curruca Sylvia communis Sylvia undata Luscinia svecica Hippolais polyglotta Carduelis cannabina Anthus pratensis Acrocephalus palustris Serinus serinus Saxicola torquata Streptopelia turtur |
Zones d’alimentation et de repos des espèces nicheuses
Les zones d’alimentation et de repos identifiées des espèces nicheuses concernent principalement de vastes zones maritimes et les estrans d’alimentation pour les espèces littorales. Il peut s’agir de zones d’alimentation des couples en période de reproduction, de sites d’élevages des jeunes à la sortie du nid ou encore des zones de repos pour les familles et groupes d’oiseaux.

Les ressources alimentaires abondantes et diversifiées sont rendues disponibles par l’étendue de ses estrans et de ses fonds à faible profondeur. Certaines espèces trouvent leur nourriture sur les platiers rocheux de la zone intertidale : petits mollusques, crustacés, insectes, vers marins, etc. Les oiseaux côtiers, se hasardent rarement au-delà de la zone de balancement des marées ; Ils se dispersent, à marée basse, sur les dizaines de kilomètres carrés de vasières, de bancs de sable ou de roches de l’estran, très affairés à rechercher leur nourriture : petits crustacés, vers ou coquillages, etc.
Au large les oiseaux marins trouvent en mer, à plus ou moins grande distance, leurs zones d’alimentation et de repos. C’est le cas des alcidés (pingouins, guillemots, macareux), des fulmars et des puffins, des océanites, du fou de Bassan, des laridés (goélands , mouettes, sternes…), des plongeons, des grèbes, des harles, des macreuses, des cormoran, etc.

Les sites concernés sont classés en deux niveaux d’importance (niveau 1-très fort ; niveau 2-fort ) et sont sensibles du mois de mars à la fin du mois d’août.
Niveau 1 : le site de l’amas du cap, la zone maritime proche du cap Fréhel, la zone maritime entre le cap Fréhel et la baie de la Fresnaye, l’ile de la Colombière, l’île Agot, et le port de Saint-Cast-le-Guildo.
Niveau 2 : Fond de baie de Saint Brieuc ainsi que la zone étendue en face du Verdelet pour tous les oiseaux marins nicheurs présents en période de reproduction, les zones maritimes étendues allant du cap d’Erquy, cap Fréhel jusqu’à la baie de la Fresnaye concernant tous les oiseaux marins nicheurs de la zone et notamment les alcidés (Macareux moine, Guillemot de Troïl et Pingouin torda), l’archipel des Ebihens (notamment pour l’île de la Colombière) jusqu’au large pour les oiseaux marins nicheurs (sternes, alcidés, etc.)
Liste des oiseaux concernés :
| Nom français | Nom latin |
| Cormoran huppé Fulmar boréal Goéland argenté Goéland brun Goéland marin Grand Cormoran Guillemot de Troïl Huîtrier pie Mouette tridactyle Pingouin torda Sterne caugek Sterne de Dougall Sterne pierregarin | Phalacrocorax aristotelis Fulmarus glacialis Larus argentatus Larus fuscus Larus marinus Phalacrocorax carbo Uria aalge Haematopus ostralegus Rissa tridactyla Alca torda Thalasseus sandvicensis Sterna dougallii Sterna hirundo |
Oiseaux > Oiseaux hivernants
Zones fonctionnelles des oiseaux hivernants (période internuptiale)
Situé au cœur d’une des principales voies de migrations d’Europe (la voie est-atlantique ou ouest-paléarctique), ces sites N2000 joue un rôle important comme zone de repos pour les oiseaux migrateurs ou d’hivernage pour ceux qui choisiront d’y rester quelques mois avant de remonter vers leurs sites de reproduction au retour de la belle saison.
En période internuptiale, les oiseaux d’eau côtiers recherchent des ressources alimentaires accessibles en quantité sur les zones découvrantes. En effet, lors des périodes migratoires et hivernale (période internuptiale), les vasières, estrans, herbiers et prés salés situés dans les réserves naturelles offrent une ressource alimentaire abondante et sont, par conséquent, prisés des oiseaux.
Pour pouvoir s’alimenter et se reposer, les oiseaux côtiers ne doivent pas subir de dérangement actif (lorsque les activités humaines les effarouchent) ou passif (lorsque la seule présence humaine dissuade leur venue). Les zones de repos ou reposoirs de ces oiseaux comprennent des reposoirs de marée haute, les fonds de bais, estrans sablo-vaseux et quelques îlots marins. Pour les oiseaux non nicheurs, la zone fonctionnelle se divise en zones de repos et zones d’alimentation.
Il est important de limiter les pressions sur ces zones d’alimentation en sensibilisant les usagers, professionnels ou de loisirs, au besoin de quiétude des oiseaux.
Quant aux oiseaux marins, grands voyageurs du large, ils se nourrissent et se reposent en mer, loin des côtes.
Reposoirs/zone de repos des oiseaux non nicheurs
Les zones de repos ou reposoirs des oiseaux non nicheurs comprennent des reposoirs de marée haute, les fonds de bais, estrans sablo-vaseux et quelques îlots marins.

Les sites concernés sont classés en trois d’importance (niveau 1-très fort ; niveau 2-fort ; niveau 3-moyen). Les zones de niveau 1 (enjeu très fort) regroupent les reposoirs de marée haute de grande importance, intégrant, lorsque possible, un seuil numérique qui correspond notamment aux seuils national ou international de l’enquête Wetlands International. Le niveau 2, (enjeux forts), correspond aux reposoirs secondaires (intermédiaires) ainsi que quelques îlots. Le niveau 3 (enjeux moyens), correspond aux petits reposoirs locaux mis en évidence par les suivis de terrain, avec une densité d’oiseaux non nicheurs moins importante que sur les autres sites.
Niveau 1 : l’estran sablo-vaseux du fond de baie de Saint-Brieuc et la plage de Bon Abri notamment pour les milliers de limicoles et anatidés contactés en hiver sur les sites. L’Amas du cap notamment pour les reposoirs de cormorans et goélands et enfin l’Ile de la Colombière concernant les cormorans, Huîtrier pie, sternes, laridés.
Niveau 2 : des reposoirs majeurs pour les oiseaux d’eau (limicoles, Bernaches cravants, laridés) en fond de baie, au sein de la réserve. Elles englobent également une vaste zone maritime entre Morieux et Pléneuf-Val-André, essentielle pour le Puffin des Baléares, ainsi que des plages et cordons de galets, habitats privilégiés des Bécasseaux sanderling, sternes et laridés, principalement sur les communes de Lamballe-Armor et Pléneuf-Val-André. De vastes espaces maritimes au large d’Erquy, fréquentées par les cormorans, laridés et limicoles. Une autre zone, située au large du cap Fréhel et s'étendant jusqu'à la limite de la ZPS, est particulièrement concernée par la présence du Puffin des Baléares. Les autres zones de niveau 2 sont plutôt associées à des milieux littoraux, à l’image des vasières, prés salés, ports (Pléboulle, Plévenon) et la carrière de Fréhel, favorables aux limicoles, anatidés, laridés. Un boisement, également évalué de niveau 2, est utilisé comme dortoir pour le Héron garde-boeuf (une restriction d’usage nocturne est préconisée sur ce site). Enfin, une zone maritime de niveau 2 s'étend vers le nord en raison de la présence du Puffin des Baléares. Deux groupes d’îlots marins, situés au large de Saint-Jacut-de-la-Mer (La Loge, La Roche aux Grands et la Margatière, la Grande Roche), sont également concernés pour les oiseaux migrateurs, notamment l’Huîtrier pie et le Courlis cendré. Les autres zones de niveau 2 se trouvent sur le littoral, à l’estuaire de l’Arguenon et dans la baie de Beaussais, où elles constituent des habitats essentiels pour les limicoles et les anatidés.
Niveau 3 : Les zones littorales étendues sur Erquy, le fond de baie de la Fresnaye et de Beaussais-sur-Mer, l’estuaire du Frémur et également l’archipel des Ebihens.
Liste des oiseaux concernés :
| Nom français | Nom latin |
| Avocette élégante Barge à queue noire Barge rousse Bécasseau maubèche Bécasseau sanderling Bécasseau variable Bécasseau violet Bécassine des marais Bécassine sourde Bernache cravant Bernache nonnette Canard pilet Canard siffleur Chevalier gambette Combattant varié Courlis cendré Courlis corlieu Fuligule milouin Fuligule milouinan Fuligule morillon Grand Cormoran Grand Gravelot Gravelot à collier interrompu Grèbe à cou noir Grèbe esclavon Guifette noire Harle huppé Huîtrier pie Macreuse brune Macreuse noire Océanite tempête Plongeon arctique Plongeon catmarin Plongeon imbrin Pluvier argenté Pluvier doré Puffin des Baléares Sarcelle d'hiver Spatule blanche Tadorne de Belon Tournepierre à collier Vanneau huppé | Recurvirostra avosetta Limosa limosa Limosa lapponica Calidris canutus Calidris alba Calidris alpina Calidris maritima Gallinago gallinago Lymnocryptes minimus Branta bernicla bernicla Branta leucopsis Anas acuta Anas penelope Tringa totanus Philomachus pugnax Numenius arquata Numenius phaeopus Aythya ferina Aythya marila Aythya fuligula Phalacrocorax carbo Charadrius hiaticula Charadrius alexandrinus Podiceps nigricollis Podiceps auritus Chlidonias niger Mergus serrator Haematopus ostralegus Melanitta fusca Melanitta nigra Hydrobates pelagicus Gavia arctica Gavia stellata Gavia immer Pluvialis squatarola Pluvialis apricaria Puffinus mauretanicus Anas crecca Platalea leucorodia Tadorna tadorna Arenaria interpress Vanellus vanellus |
Zones d’alimentation des oiseaux non nicheurs
Les zones d’alimentation des populations d’oiseaux non nicheurs concernent principalement les fonds de baie et estrans sablo-vaseux (tout comme pour les reposoirs) mais plus largement de nombreuses zones maritimes d’alimentation des oiseaux marins.

Les sites concernés sont classés en deux niveaux d’importance (niveau 1-très fort ; niveau 2-fort)
Niveau 1 : fond de baie de Saint-Brieuc, de la pointe des Guettes ou de la Plage de Bon Abri, accueillant nombre de limicoles et anatidés qui viennent s’alimenter dans les estrans sablo-vaseux. Entre le cap Fréhel et le port de Saint-Cast-le-Guildo pour l’alimentation des alcidés, cormorans, puffins, sternes, laridés. Les sites à herbier de zostère, à marée basse, pour les anatidés (Bernache cravant) et les limicoles.
Niveau 2 : quasiment toute la Réserve est concernée ainsi que la baie de Morieux, notamment pour les oiseaux d’eau (limicoles et anatidés), la zone maritime de la baie de Morieux pour l’alimentation du Puffin des Baléares, la plage de Saint Pabu ainsi que le port d’Erquy pour les laridés (Mouette mélanocéphale, Mouette rieuse, sternes, Harle huppé, Grèbes, etc.). Le littoral, entre Saint-Michel à Erquy, pour les grèbes, plongeons, cormorans ou encore laridés hivernants, les Marais des salines ou le fond de baie de la Fresnaye pour les anatidés et limicoles. Une zone de niveau 2 est également maritime, au sens large, entre Erquy et la baie de la Fresnaye pour l’alimentation du Puffin des Baléares. La baie de Beaussais et son marais concernant les limicoles et anatidés (notamment pour la Bernache cravant) et la baie de l’Arguenon, au niveau de l’estuaire, pour les anatidés et limicoles et plus au large les grèbes, plongeons et macreuses.
Oiseaux > Zones tampons
Zones tampons
Les zones tampons, situées à la marge ou à l’extérieur des ZPS, sont des secteurs attractifs et utilisées par les populations d’oiseaux de la ZPS. Elles sont constituées des vallées boisées connectées abritant des dortoirs/reposoirs d’espèces (Ardéidés, Grands Cormorans…), des parcelles agricoles utilisées comme zones d’alimentation par les Bernaches cravants et autres anatidés, ou encore des zones humides et étangs.
Liste des oiseaux concernés :
Les espèces concernées sont des espèces terrestres à territoire de grande superficie (comme les rapaces), les ardéidés sur des zones de dortoirs ou les anatidés (Bernache cravant, Courlis cendré, Vanneau huppé, Pluviers dorés) pour d’éventuels reposoirs.
Mammifères
Plusieurs espèces de mammifères marins fréquentent le site mais le grand dauphin est sans doute l’une des plus emblématiques
Les espèces présentes ➔ Une dizaine d’espèces de mammifères marins fréquentent le site N2000 mais seulement quatre espèces de mammifères marins justifient la désignation du site N2000 : le grand dauphin (population résidente – enjeu fort de préservation), le marsouin commun (enjeu moyen de conservation, le phoque gris et le phoque veau marin (tous les deux à enjeu faible de conservation). Par ailleurs, quatre autres espèces de mammifères marins ont été observés ces dernières années à partir d’observations opportunistes, de survols d’observation et de données d’échouages: le dauphin commun, le dauphin de Risso et plus rarement, le rorqual commun et la baleine à bosse.
Etat de conservation ➔ À l’échelle biogéographique Manche-Atlantique, l’état de conservation du grand dauphin et du marsouin commun est évalué comme défavorable au titre de la Directive Habitats Faune Flore, et celui des deux espèces de phoque comme favorable.
Pressions - impacts ➔ Toutes ces espèces sont particulièrement sensibles aux captures accidentelles (ex: filet de pêche, chalut), aux bruit sous-marins (ex: explosion de munitions, battage de pieux), aux pollutions chimiques, aux déchets et au dérangement sur reposoir ou zone d’alimentation.
# Couches rattachées = EE17,EE18 #
Mammifères > Grand dauphin
Grand dauphin
Le grand dauphin est très présent sur les sites N2000 et fait partie d’un groupe sédentaire présent à l’échelle du golfe normand breton dont la population est estimé entre 450 à 500 individus. Il est fréquent d’observer des groupes de plusieurs dizaines de grands dauphins lors d’une sortie en mer, y compris à proximité des côtes. Très robustes et trapus, ils peuvent mesurer jusqu’à quatre mètres. Dans l’état actuel des connaissances sur l’espèce, la population de grands dauphins paraît stable ce qui laisse supposer que ses ressources alimentaires (poissons et céphalopodes notamment) sont suffisantes et que l’espèce ne subit pas trop de dérangements.
Mammifères > Phoques
Phoques
Deux autres espèces de mammifères, bien connues de la population locale et des navigateurs, sont observés sur le site. Il s’agit des phoques veaux-marins, dont une population sédentaire d’une petite dizaine d’individus s’est installée en baie de l’Arguenon, et des phoques gris, moins nombreux que l’on observe sur les ilots de Cézembre. Ces derniers se reproduisent en dehors du site, dans l’archipel de Molène et dans celui des Sept-Îles.
Mammifères > Marsouin commun et autres espèces
Marsouin commun et les autres espèces
Les 3 sites N2000 constituent un secteur de passage pour des espèces de cétacés tels le marsouin commun, le globicéphale noir, le dauphin commun et le dauphin de Risso. Observés beaucoup plus rarement, les grands cétacés comme le petit rorqual, le rorqual commun, la baleine à bosse, les baleines à bec ou le lagénorhynque à bec blanc peuvent de façon tout à fait exceptionnelle se rapprocher des côtes.
Poissons amphihalins
Les estuaires : des corridors et des zones de concentration pour les poissons migrateurs amphihalins
Les espèces présentes ➔ Symboles vivants de l’interconnexion entre la mer et le bassin versant, les poissons amphihalins passent une partie de leur cycle de vie en mer, l’autre en eau douce. Le saumon atlantique, la truite de mer, les lamproies marine et fluviatile ou encore les aloses vraies et feintes préfèrent les eaux douces des rivières pour se reproduire mais vivent une partie de leur vie adulte en mer. Chaque année, leurs juvéniles descendent les cours d’eau où ils sont nés et poursuivent leur vie adulte dans l’océan. L’embouchure des estuaires des petits fleuves côtiers (Le Gouet, Le Gouessant , La Flora, L’Urne, l’Arguenon, le Drouet, Le Frémur, Floubalay) constituent des portes d’entrée vers les eaux douces ou de sortie vers la mer. Sur le site N2000, les juvéniles de la grande alose effectuent des allers-retours en estuaire durant les 2 premières années de leur vie tandis que l’alose feinte n’est observé qu’en mer et en estuaire. Ces deux espèces font partie des espèces ayant justifié la désignation du site. Les estuaires constituent des zones de stationnement et de concentration en attente des conditions optimales pour leur migration qui dépendent des conditions environnementales (température de l’eau, taux d’oxygène, turbidité, coefficient de marée). D’autres espèces d’amphihalins sont également signalées, Les lamproies (marines et fluviatiles), les civelles (jeunes anguilles) remontant en eau douce et les anguilles adultes dévalant les cours d’eau se croisent en estuaire à la fin de l’été. Le saumon est présent sur le Gouet, le Gouessant et l’Arguenon. En mer, ces espèces sont toutes présentes mais très dispersées, d’autant que les effectifs de ces populations ont diminués ces dernières années.
Etat de conservation ➔ Au titre de l’évaluation Natura 2000, l’état est considéré comme « mauvais » pour tous les poissons amphihalins. Autrefois abondantes, les populations des espèces migratrices amphihalines sont aujourd’hui menacées. Depuis plusieurs décennies, elles subissent un fort déclin et figurent sur la liste rouge en France métropolitaine de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) en tant qu’espèce « vulnérable », « en danger », ou, pour la grande alose, l’anguille européenne et l’esturgeon européen « en danger critique d’extinction ». Le saumon atlantique est lui considéré comme « quasi-menacé ».
Pressions- impacts ➔ Les amphihalins sont particulièrement impactés par les ruptures de continuité écologiques (barrages, seuils, écluses, pompage) limitant ou bloquant la libre circulation vers les zones fonctionnelles (frayères, nurserie, zones d’alimentation, etc.) qu’elles soient en mer ou en rivière, la dégradation de la qualité de l’eau et des habitats par les activités terrestres et maritimes, les captures accidentelles ou dirigées et plus récemment le changement climatique, qui modifie les aires de répartition des espèces et les dates de migration.
Poissons amphihalins > Grande alose et alose feinte
Grande Alose et alose feinte
Les aloses sont nombreuses dans les bassins versants de l’Arguenon, du Gouessant et du Gouët. La Grande alose vit ses premières semaines en eau douce, puis en mer des côtes jusqu’à -300 m de profondeur. Les individus migrent jusqu’à 700 km pour se reproduire sur leur lieu de naissance, et y mourir ensuite. En mer l’espèce se nourrit de zooplanctons et petits poissons, et seuls les jeunes (alosons) s’alimentent en eau douce (insectes et larves d’insectes aquatiques). Les aloses ne se nourrissent pas pendant leur migration de reproduction. L’Alose feinte fréquente les eaux marines littorales pour effectuer sa croissance, et migre vers les eaux douces à substrat caillouteux pour sa reproduction. Elle peut également se reproduire en estuaire.
Poissons amphihalins > Lamproies marine et fluviatiles
Lamproies marines et fluviatiles
Les lamproies sont des animaux vertébrés aquatiques, au corps visqueux allongé et fin, qui migrent entre eaux douce et marine selon leur stade de vie. Les adultes sont des parasites externes buvant le sang d'autres animaux marins ! Ces espèces migrent au stade juvénile vers le milieu marin où elles passent au stade adulte. Après 1 ou 2-3 ans en mer, ces deux espèces reviennent en eau douce pour la reproduction (printemps-automne selon les espèces).
Poissons amphihalins > Saumon
Saumon
Le saumon atlantique vit en eau douce 2 à 4 ans jusqu’au stade smolt puis migre en mer (passage au stade adulte et maturité sexuelle). Carnivore, il se nourrit de larves d’insectes en eau douce, zooplanctons, crustacés et poissons en mer. Il revient se reproduire en rivière sur son lieu de naissance après 1 ou 2 années en mer. Les adultes arrêtent de s’alimenter lors du passage en eau douce (reproduction).
Test d'import
Liste des enjeux détaillés
- Habitats élémentaires
- Habitats particuliers
- Zones fonctionnelles des oiseaux nicheurs
- Zones fonctionnelles des oiseaux hivernants
- Zones tampons
- Grand dauphin
- Phoques
- Marsouin commun et autres espèces
- Grande alose et alose feinte
- Lamproies marines et fluviatiles
- Saumon
Liste des objectifs
- Réduire les perturbations physiques (abrasion, étouffement, remaniement, modification de la granulométrie, etc.) sur les habitats marins, en particulier sur les zones à fort enjeux écologiques, liées aux ouvrages, activités et usages maritimes
- Limiter les pertes physiques d'habitats et les effets de l'artificialisation
- Limiter la pression de prédation sur les œufs, les juvéniles et les adultes
- Limiter le dérangement des espèces d'intérêt communautaire marines et terrestres au niveau de leurs zones d'habitats fonctionnels
- Limiter les risques de collisions de l'avifaune et des chiroptères avec les infrastructures en mer
- Réduire les atteintes directes aux espèces d'intérêt communautaire
- Réduire les captures accidentelles d'oiseaux
- Veiller à ce que la disponibilité de la ressource alimentaire soit maintenue pour l'avifaune
- Réduire les captures accidentelles des mammifères marins
- Réduire le niveau de bruit lié aux émissions impulsives en mer
- Eviter le dérangement des espèces d’intérêt communautaire marines et terrestres au niveau de leurs zones d’habitats fonctionnels
- Limiter les pressions et les obstacles à la continuité en mer
- Lutter contre la pêche illégale d’amphihalins
- Réduction des captures accidentelles d'amphihalins
- Réduire les apports et la présence de déchets d’origine terrestre ou issus des activités maritimes
- Réduire les apports de contaminants chimiques et organiques et leur transfert dans les eaux douces et le milieu marin, d’origine terrestre ou maritime, chroniques ou accidentels
- Réduire les apports excessifs en nutriment qui contribuent à l’eutrophisation des zones littorales
- Réduire les perturbations physiques (abrasion, étouffement, remaniement, modification de la granulométrie, etc.) sur les habitats marins, en particulier sur les zones à fort enjeux écologiques, liées aux ouvrages, activités et usages maritimes
- Limiter les pertes physiques d'habitats et les effets de l'artificialisation
- Supprimer ou limiter le développement des espèces non indigènes invasives
- S'adapter aux effets du changement climatique
- Améliorer en continu les connaissances naturalistes, scientifiques et socio-économiques nécessaires à la bonne gestion du site Natura 2000
- Sensibiliser et améliorer en continu la connaissance par les acteurs et les usagers du site Natura 2000
- Coordonner et mettre en œuvre la gestion du site N2000 en lien avec les autres politiques publiques
Liste des actions
- Mise en place de mouillage de moindre impact sur herbiers de zostères
- Mise en place d'une zone d'exclusion des mouillages forains sur herbiers de zostères
- Exclusion spatiale des principaux risques d'impact sur habitats sensibles
- Accompagner les mesures issues de l’Analyse Risque Pêche
- Réduction des captures accidentelles d’oiseaux marins
- Solutions contre la prédation des oiseaux et des œufs
- Développement de la lutte passive contre la déprédation sur les zones conchylicoles
- Adaptation de la fréquentation sur les zones importantes pour l'avifaune
- Limitation du dérangement par les animaux domestiques
- Maîtrise et organisation de la fréquentation humaine
- Réduction des captures accidentelles de mammifères marins
- Limitation des impacts sur les mammifères marins liés aux bruits impulsifs
- Sensibilisation et valorisation des bonnes pratiques d’observation des mammifères marins
- Lutter contre la pêche illégale d'amphihalins
- Restauration de la continuité écologique
- Lutte contre les déchets dans les réseaux d'assainissement et d'eaux pluviales
- Réduction, récupération et valorisation des déchets plastiques issus des activités maritimes
- Ramassage des déchets, accompagnement des initiatives et sensibilisation
- Retrait des épaves
- Diminution des déversements d'eaux noires et d'eaux grises
- Encouragement de la certification port propre
- Carénage éco responsable - augmentation et amélioration des équipements et incitation à leur réalisation et leur utilisation
- Contribution au dispositif de lutte contre les pollutions accidentelles
- Contribution aux programmes de réduction des apports excessifs de nutriments vers la mer et accompagnement des actions curatives
- Adaptation aux effets du changement climatique
- Connaissance du milieu marin
- Promotion des enjeux du site Natura 2000 et de leur gestion auprès du grand public
- Sensibilisation des professionnels et des collectivités aux enjeux écologiques
- Sensibilisation engageante en mer et campagnes en maraude
- Sensibilisation à l'identification et à la gestion des espèces non indigènes marines
- Développement d'actions d'éducation à l'environnement
- Gestion et actualisation des données du document d'objectifs
- Articulation avec les autres politiques publiques et contribution aux réseaux de gestionnaires
- Evaluation des incidences : appui aux porteurs de projets et services instructeurs
- Animation et mise en œuvre du DOCOB
