Oiseaux

 

Un carrefour ornithologique essentiel pour l’hivernage et la nidification de nombreuses espèces d’oiseaux, marins et côtiers

Généralités ➔ Situé sur l’axe de migration Est-Atlantique de nombreuses espèces, ce site N2000 est un carrefour ornithologique. Il joue un rôle crucial dans le maintien et le renouvellement des populations en offrant des ressources alimentaires et des zones de repos à des centaines de milliers d’oiseaux. Au cours de l’hiver et des haltes migratoires, les oiseaux d’eau côtiers sont attirés par les vastes estrans sablo-vaseux aux riches habitats benthiques et les secteurs de marais littoraux (prés salés, prairies humides, polders, etc.). Au printemps et début de l’été, plusieurs espèces viennent nidifier sur les iles, ilots, archipels et falaises des 3 sites N2000 tandis que certains oiseaux marins du large se rapprochent de la zone côtière pour s’alimenter ou se reposer. Sur le site N2000, des zones fonctionnelles particulièrement sensibles sont identifiés pour les oiseaux nicheurs du début du printemps à la fin de l’été (du 1er mars au 31 aout), pour les oiseaux hivernants en période migratoire (du 1er octobre au 31 mars) sur les sites d’alimentation et de repos et enfin sur les zones tampons en bordure du site N2000.

Etat de conservation ➔ L’état de conservation des oiseaux marins est très variable selon les espèces (cf. EC 2024 pour NAMO).

Pressions - impacts ➔ Les pressions affectant les oiseaux marins, dépendent en grande partie de leur distribution, leur comportement alimentaire et leur stratégie de reproduction. Les oiseaux côtiers fréquentant l’estran et les ilots sont particulièrement sensibles au dérangement, la prédation de leurs œufs par des espèces de petits mammifères ou d’oiseaux marins, la régression de leurs habitats ou la chasse. Au large, les phénomènes de pollution marines touchent particulièrement les populations d’oiseaux migrateurs et contribuent à l’appauvrissement de l’offre alimentaire. Les oiseaux marins sont également concernés par l’ingestion de déchets et l’enchevêtrement et les captures accidentelles par engins de pêche. Emerge également un risque accru de collisions avec la multiplication des parcs éoliens sur les couloirs de migration.